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Philosophie

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Cours / Philosophie / Terminale STG
Les échanges, l'apport de Claude Lévi-Strauss  
  • 1. Les travaux de l'ethnologie
    • a. La mise en cause de l'illusion...
    • b. L'unité des...
    • c. Le désir de reconnaissance...
  • 2. La culture : un ordre produit par...
    • a. La fonction de l'échange :...
    • b. La langage humain : transmission...
    • c. Les trois types de communication...
  • 3. L'échange matrimonial
    • a. L'échange de femmes
    • b. La prohibition de l'inceste
    • c. La culture impose ses lois...

Les sociétés humaines mettent en place des relations économiques permettant la satisfaction des besoins matériels. Des biens et des services sont échangés, soit directement par le troc, soit indirectement, par la médiation de la monnaie.
Toutes les sociétés, quel que soit le niveau d’évolution technique, pratiquent des échanges commerciaux, liés aux intérêts pratiques : ainsi les transactions économiques semblent tisser le lien social et constituer le fondement même de la vie en communauté. Cette orientation paraît prioritaire. L’existence sociale ne doit-elle d’abord assurer la survie biologique et le bien-être matériel des individus rassemblés ?
Toutefois les êtres humains ne se contentent pas d’instaurer des transactions économiques satisfaisant les intérêts matériels : il y a aussi échange de mots, d’idées, de sentiments.
On peut même se demander s’il existe de purs échanges économiques : les transactions commerciales ne s’accompagnent-elles pas toujours d’intérêts affectifs et intellectuels ?

 

1. Les travaux de l'ethnologie
a. La mise en cause de l'illusion économiste

L’ethnologie fait partie des sciences sociales : elle étudie les sociétés dites « primitives », alors que la sociologie se préoccupe plutôt d’étudier les sociétés techniquement développées.
Les travaux de l’ethnologie - notamment ceux des ethnologues français de Marcel Mauss
(1872 - 1950) et de Claude Levi-Strauss (né en 1908) - ont particulièrement mis en évidence l’existence d’un lien social non réductible aux seuls échanges économiques.
La culture occidentale, marquée par l’industrialisation et le commerce, a privilégié les rapports économiques : elle a réduit l’homme à son existence matérielle et a oublié le sens profond des relations humaines. Ainsi dans l’ouvrage intitulé Essai sur le don (1923), Marcel Mauss fait remarquer : « Ce sont nos sociétés d’Occident qui ont, très récemment, fait de l’homme un animal économique».
L’étude des sociétés dites primitives permet de reconsidérer l’homme dans son authenticité, en fonction de la totalité de ses rapports sociaux : il s’agit de résister à cette illusion économiste qui définit l’homme de manière restrictive.

 

b. L'unité des sociétés humaines

L’étude des sociétés primitives passe d’abord par une phase d’observation sur le terrain. L’ethnologue se fait le spectateur de la société qu’il étudie. Ainsi Claude Levi-Strauss, en 1938, a observé quotidiennement, pendant plusieurs mois, les indiens du Brésil – à l’occasion d’une mission dans le Matto Grosso. Il fait part de ses recherches dans l’ouvrage Tristes Tropiques (1955).
Ses observations ont dynamisé l’élaboration d’une réflexion sur la culture humaine. Dans toutes les sociétés, même les plus primitives, l’homme rompt avec l’ordre de la nature et met en place un ordre radicalement nouveau : l’ordre de la culture.
Les sociétés technologiquement avancées obéissent aux mêmes grands principes d’organisation mentale que les sociétés dites primitives : les êtres humains mettent en place des manières de vivre, d’agir et de penser, qui obéissent à une même logique de base.
Il y aurait ainsi des structures de pensée communes à tous les hommes : elles opèreraient de manière non consciente dans toutes les sociétés.
Ainsi l’homme occidental ne saurait revendiquer aucune supériorité intellectuelle : il n’y aurait pas de différence essentielle entre la pensée de l’homme « sauvage » et la pensée de l’homme « civilisé ».
 

c. Le désir de reconnaissance et la réciprocité

Ainsi l’étude des échanges dans les sociétés primitives amène à découvrir des régulations sociales semblables à celles qui existent dans les sociétés dites développées.
Les échanges instaurés ne sont jamais purement matériels et économiques. Le désir de reconnaissance, au sein de toutes les transactions, a un rôle majeur : les hommes d’un même groupe social instaurent des relations de réciprocité renforçant les liens entre les personnes et assurant la stabilité de la communauté.
Par l’intermédiaire d’un échange de bien, les individus se reconnaissent mutuellement et font acte de réciprocité : autrui est reconnu en tant qu’homme, il prend place à l’intérieur du groupe social comme être humain à part entière. Chaque homme, reconnu comme tel, est susceptible d’échanger avec son semblable des paroles et des conduites porteuses de

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