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  Philosophie  

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Cours / Philosophie / Terminale L
Le désir  
  • 1. Le désir correspond...
    • a. Deux mythes fondateurs : la...
    • b. Le désir, s’il...
    • c. Le désir est un manque...
  • 2. Le désir comme essence et...
    • a. Le désir est l'essence de...
    • b. Désir et libido
    • c. Le désir fabrique le...

Le terme de «désir» vient du latin «desiderare» ; désirer, c’est «être privé de contempler les étoiles» (sidus, sideris). Le désir renvoie, selon une certaine acception, à un manque. Nous désirons ce dont nous sommes privés : nous comprenons de surcroît que cette privation entraîne une souffrance. Dès lors, que faut-il faire pour ne pas souffrir ? Est-il possible, voire souhaitable, d'apprendre à contrôler ses désirs ?

1. Le désir correspond à la recherche d’un manque
a. Deux mythes fondateurs : la naissance d’Eros ; le désir est recherche de «sa moitié perdue»

Platon (428-348 av. J.-C.), dans Le Banquet, a recours au mythe de la naissance d’Éros pour tâcher de définir ce que le désir représente. Éros, demi-dieu qui «tient le milieu entre les dieux et les mortels» personnifie le désir et l'amour. Diotime, prêtresse de Mantinée, celle dont Socrate dit qu’elle l’a initié aux mystères et à la sagesse de l’amour, raconte qu’Éros est fils de Poros (dieu de la Richesse) et de Pénia (dieu de la Pauvreté). Éros incarne l’ambiguïté du désir (épithumia): «Il [Éros] n’est par nature ni mortel ni immortel ; mais dans la même journée, tantôt il est florissant et plein de vie, tant qu’il est dans l’abondance, tantôt il meurt, puis renaît, grâce au naturel de son père. Ce qu’il acquiert lui échappe sans cesse, de sorte qu’il n’est jamais ni dans l’indigence ni dans l’opulence (…)» (203 e). Entre la plénitude et le manque, l’opulence et le dénuement, le désir symbolise une recherche perpétuelle. La philosophie, comme amour de la sagesse, s’apparente elle aussi à une recherche perpétuelle. Dans le même dialoque (Le Banquet), Aristophane se réfère, pour définir l’amour, à un autre mythe : il raconte en effet que l’humanité, à son origine, n’était pas divisée en deux catégories («le mâle et la femme»). L’être humain primitif «avait la forme d’une boule, avec un dos et des flancs arrondis. Chacun avait quatre mains, un nombre de jambes égal à celui des mains, deux visages sur un cou rond (…) Chacun avait deux sexes… » (189 e – 190 a). Cet être humain primitif était très orgueilleux, raconte Aristophane, et s’en prenait aux dieux. Zeus, pour les punir, les coupa en deux. Depuis ce temps, chaque être humain est à la recherche de sa moitié perdue, de sa moitié complémentaire (191 e). C’est pourquoi, donc, l’amour existe : nous nous retrouvons nous-même lorsque nous rencontrons celui qui est notre moitié, en satisfaisant un manque originel, une incomplétude première.

b. Le désir,

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