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Philosophie

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Cours / Philosophie / Terminale L
La justice se réduit-elle à l'application de la loi ?  
  • 1. L'application de la loi, condition...
    • a. La justice comme...
    • b. La justice distributive est la...
    • c. La vertu de justice
  • 2. L'équité...
    • a. La généralité...
    • b. L'équité, une...
    • c. L'équité comme valeur

Si l'application de la loi s'avère nécessaire pour que règne la justice au sein d'un Etat, pour que les citoyens disposent d'une égalité formelle, elle se révèle insuffisante pour instaurer une réelle équité. L'ensemble des lois – si nécessaire qu'il soit pour rendre possible la vie communautaire – ne propose jamais qu'un schéma de justice imparfait au regard d'une justice soucieuse, au-delà de la généralité des lois, des situations particulières.
1. L'application de la loi, condition nécessaire pour créer l'égalité au sein de l'Etat
a. La justice comme égalité formelle
L'égalité formelle correspond à une exigence du citoyen. En effet, celui-ci refuserait de se soumettre à la loi d'un Etat qui favorise certains de ses membres au détriment des autres. Il faut que l'Etat assure l'équilibre des droits. Le cas échéant, l'ordre social risque d'être menacé puisque rien ne justifie que l'Etat favorise une minorité d'individus.
La loi a donc vocation à créer un espace de liberté partagé par tous de manière identique. Elle veille à ce que chacun demeure dans les limites qui lui sont imparties et n'empiète pas sur les libertés des autres.
b. La justice distributive est la première condition de l'égalité : Aristote
Il est en fait impossible d'évaluer le mérite individuel de chacun, ce qui s'avèrerait nécessaire pour fonder une justice qui répartisse équitablement, "les richesses, des honneurs et des biens" - ce qu'exprime Aristote dans l'Ethique à Nicomaque (V,6) : "Tous les hommes reconnaissent, en effet, que la justice dans la distribution doit se baser sur un mérite de quelque sorte, bien que tous ne désignent pas le même mérite, les démocrates le faisant consister dans une condition libre, les partisans de l'oligarchie, soit dans la richesse, soit dans la noblesse de race, et les défenseurs de l'aristocratie dans la vertu". Autrement dit, si l'on reconnaît qu'il faut répartir les biens en fonction des mérites de chacun, on reconnaît en même temps qu'il est difficile d'évaluer ces mérites. On retiendra cette définition qu'Aristote donne finalement de la justice : "La justice est une disposition d'après laquelle l'homme juste (...), dans une transaction entre lui-même et un autre, soit entre deux autres personnes, n'est pas homme à s'attribuer à lui-même, dans le bien désiré, une part trop forte et à son voisin, une part trop faible, mais donne à chacun la part
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