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  Cinéma  

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Cours / Cinéma / Terminale L
Vigo  
  • 1. Le point de vue documenté
  • 2. Fictions

Objectif : rendre compte de la variété du montage pratiqué dans les films de Jean Vigo et montrer à quel point ce montage participe de la singularité, de la spécificité de son œuvre.

La carrière de Jean Vigo fut extrêmement brève. Fils d’un journaliste anarchiste qui, après de nombreux séjours en prison, finit par y trouver la mort, le jeune cinéaste fut de son côté très vite menacé par la maladie (la tuberculose). Il passa donc beaucoup de temps en cure (c’est d’ailleurs à l’occasion de l’une d’entre elles qu’il rencontra sa femme, Lydu Lozinska, tuberculeuse elle aussi et obligée par la forme de sa maladie de demeurer tout le temps alitée), avant de mourir finalement à 29 ans en 1934, nous laissant seulement quatre films, tous marqués cependant par une immense inventivité. Si la maladie et la mort ont toujours plané sur lui comme une menace redoutable, ses amis gardent de lui le souvenir d’un homme plein d’humour, facétieux et habité par une grande joie de vivre. Ses films témoignent largement de cet état d’esprit.

1. Le point de vue documenté

Le premier film de Jean Vigo, A propos de Nice, réalisé en 1930, est une œuvre étonnante à plus d’un point. Vigo s’est installé à Nice en 1929 en raison d’un climat favorable à son état de santé. Néanmoins, l’expérience reste douloureuse, c’est une ville qu’il n’apprécie guère, il saisira donc l’occasion d’en dénoncer tous les artifices : A propos de Nice offrait cette occasion… Le film se présente comme un documentaire, il se compose d’une succession d’images de la ville sans structure dramatique, sans récit. Pourtant, ces images observent de toute évidence une certaine logique. Des vues aériennes s’imposent d’abord, sur certaines on peut bien évidemment voir la mer. Puis des vagues sont filmées, ainsi qu’un palmier, en plan plus serré. Ensuite, nous pouvons voir des passants, puis d’autres, dans des situations diverses, puis la préparation du carnaval, enfin des défilés, ainsi de suite.

Le montage décrit donc manifestement un mouvement précis, il encourage un rapprochement, spatial dans un premier temps (du plan de grand ensemble au plan serré), puis presque sociologique (du lieu, aux touristes, puis à la grande activité qui donne à Nice une part de sa notoriété). Le temps lui-même présente une certaine chronologie. Au début, les garçons préparent les terrasses des cafés, ils installent les parasols, on est donc le matin. Ensuite, on peut voir les gens pratiquer quelques loisirs (le tennis, la voile, etc.), ou bien observer, ou bien s’assoupir, prendre le soleil. Ensuite nous seront proposés un bal ainsi que le défilé lui-même. Le montage respecte donc le passage du temps… Il offre cependant bien plus que cela.

On peut noter en effet certains échos dans le film, des images qui se répondent les unes aux autres sans autre justification. Tout commence par un feu d’artifice (une sorte de prologue, d’introduction avant les images aériennes), tout finit par un feu dans lequel brûlent les mannequins de carton du carnaval. A d’autres moments, des séries de jambes se succèdent, comme si le film donnait dans l’énumération (et non pas dans la description).

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