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  Philosophie  

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Cours / Philosophie / Terminale S
La religion est-elle essentiellement irrationnelle ?  
  • 1. Croire et savoir
  • 2. La religion rationnelle
  • 3. L’expérience du sacré

A la lecture de l’énoncé, deux difficultés apparaissent : d’un côté la relation entre la religion et la raison et de l’autre l’essence de la religion elle-même. Ces deux aspects se rejoignent à partir de la religion définie comme un acte de croyance. S’il existe une différence essentielle entre croire et savoir alors on peut en effet considérer que la religion n’est pas de l’ordre du savoir puisqu’elle s’éloigne nécessairement de la possibilité d’être prouvée et attestée par la raison. Toutefois cet éloignement demande à  être interrogé : est-il une négation de la raison et en ce sens, une croyance non-rationnelle ou bien est-il un dépassement de la raison, une croyance intervenant aux  limites de la raison ?
Mais la question de l’essence de la religion est-elle résolue en l’évaluant à partir de la raison ou de la connaissance en général ? L’expérience religieuse est-elle comparable à l’expérience ordinaire ou l’expérimentation scientifique ?
In fine, on comprend que l’énoncé présuppose une approche rationaliste de la religion, ne serait-ce que pour l’en éloigner alors qu’elle est peut-être tout autre.
1. Croire et savoir

La religion est un acte de croyance. L’adepte d’une religion est un croyant et on pense naturellement trouver là son essence même. Mais le phénomène de croyance est plus large que la foi religieuse. Elle consiste essentiellement à donner son assentiment à une représentation ou un état de chose en général. Or il faut nécessairement distinguer dans la croyance la disposition d’esprit et le contenu de la croyance. Si croire consiste toujours à tenir-pour-vrai quelque chose, ce qui est cru peut varier selon qu’il est vérifiable ou non. Par exemple je peux croire qu’il fera beau demain ou que 2+2 = 4 ; dans ces cas-là, la croyance n’est que provisoire puisque je sais que je pourrais le vérifier : le savoir remplacera la croyance une fois vérification faite.

On comprend déjà en quoi la foi religieuse s’éloigne de cet type de croyance dans la mesure où aucun savoir n’est attendu mais qu’elle se suffit à elle-même. Autrement dit, le contenu de la croyance religieuse n’est pas du même ordre que le contenu du savoir, il se situe sur un autre plan. On peut ainsi la considérer comme irrationnelle puisqu’elle croit en un contenu irrationnel au sens de non-vérifiable ou d’indémontrable. En quoi consiste alors la foi religieuse si elle n’est pas une croyance en attente de savoir ?

Elle est bien une disposition d’esprit mais qui consiste à affirmer ce que l’on conçoit indépendamment de tout raisonnement. La valeur de la croyance dépend alors uniquement de la valeur de son affirmation et non de sa possible vérification. Plus précisément, elle est une confiance absolue exprimant une conviction, elle a en commun avec le savoir d’être certaine

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