Le septennat de Valery Giscard d'Estaing : entre réformes et immobilisme - Maxicours

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Le septennat de Valery Giscard d'Estaing : entre réformes et immobilisme

Objectif : Devenu président après des élections surprenantes, Valery Giscard d'Estaing va tenter de moderniser la société française. Prisonnier toutefois de sa majorité, il s'oppose à son Premier ministre gaulliste Jacques Chirac et surtout, fait face à une récession mondiale. C'est donc un septennat s'inscrivant entre réformes importantes et forces d'inertie tant politiques qu'économiques.
1. Une élection presque par surprise
La mort de George Pompidou le 2 avril 1974, président alors en fonction, crée un vide politique. Si la gauche s'est unie au congrès d'Epinay en 1971 (autour d'un programme et d'un candidat communs, François Mitterrand), il existe plusieurs prétendants à droite :
o la tendance gaulliste est incarnée par Jacques Chaban-Delmas (ancien Premier ministre du président défunt) ;
o le centre-droit est représenté par Valery Giscard d'Estaing.

Non sans surprise, le candidat gaulliste est éliminé dès le premier tour. Au second tour, Giscard d'Estaing, âgé de 48 ans, l'emporte de justesse sur François Mitterrand, avec 400 000 voix d'écart.

Pour la première fois depuis 1958, un non gaulliste devient président. Toutefois pour constituer une majorité, il a besoin des gaullistes et choisit donc un Premier ministre dans leurs rangs. Jacques Chirac, alors âgé de 42 ans, constitue son gouvernement dans lequel entrent quatre femmes. Cette dépendance présidentielle envers le Premier ministre est une fragilité dès le début de son mandat.
2. La « société libérale avancée »
Valery Giscard d'Estaing entend moderniser la France en mettant en place une « société libérale avancée ». Pour cela, il fait voter une série de réformes importantes :
o droit de vote et majorité à 18 ans (et non plus 21 comme auparavant),
o libéralisation de la contraception (loi Neuwirth) et de l'interruption volontaire de grossesse (loi Veil),
o réforme de l'audiovisuel par le démantèlement de l'ORTF,
o collège unique (loi Haby en 1975),
o recréation de la mairie de Paris.

Le nouveau président veut aussi afficher un style décontracté (on le voit notamment jouer au football, s'essayer à l'accordéon ou s'inviter à dîner chez des Français).
3. Le poids de la crise mondiale
Le contexte mondial pèse toutefois largement sur les choix politiques (notamment la crise pétrolière de 1973 et ses répercussions, entraînant chômage et inflation en France). Le président et son Premier ministre s'opposent sur les décisions économiques à prendre face à cette situation : Giscard d'Estaing souhaite poursuivre les réformes et lutter contre l'inflation, Jacques Chirac préférant relancer la croissance. Jacques Chirac démissionne le 25 août 1976.

Le nouveau Premier ministre est Raymond Barre, un professeur d'économie. Il met en avant une politique d'austérité et de rigueur (blocage des prix) qui ne se révèle pas pleinement efficace. L'impopularité des mesures économiques favorise une victoire de la gauche aux municipales de 1977.

Certains gaullistes étant passés désormais dans l'opposition, les différentes forces soutenant le président se regroupent dans un nouveau parti, l'UDF (Union pour la Démocratie Française) créé le 1er février 1978. Aux élections de cette année-là, l'UDF est la seconde force de l'assemblée après le RPR.

A l'approche des élections de 1981, la réélection de Giscard d'Estaing ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices. Le second choc pétrolier de 1979 a aggravé les difficultés. Les gaullistes souhaitent présenter leur propre candidat et l'affaire des « diamants » de Bokassa (cadeau du dictateur de Centrafrique) a discrédité l'image présidentielle.

L'essentiel

Valery Giscard d'Estaing connaît une élection surprenante à plusieurs titres : élu alors qu'il n'était pas le favori, il devient le premier président non gaulliste de la VRépublique. Son souhait de mettre en place une « société libérale avancée » qui voit la création de nombreuses mesures sociales (majorité à 18 ans, libéralisation de la contraception et de l'IVG, collège unique, etc.), se heurte toutefois au contexte économique mondial.

Ses oppositions avec son Premier ministre Jacques Chirac l'amènent à le remplacer par Raymond Barre qui mène une politique d'austérité. En 1981, l'image du jeune président modernisateur est altérée par la situation économique et sociale et les oppositions politiques, tant à gauche qu'à droite.

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