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SES
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Le débat sur le coût du travail, comme facteur de chômage, est encore d’actualité. Les héritiers des néoclassiques considèrent aujourd’hui que les entraves sur le marché du travail (salaire minimum, allocation chômage, niveau de protection sociale…) sont de nature à créer du chômage. En revanche, les keynésiens pensent qu’une demande et un niveau des salaires conséquents permettent à la fois cohésion sociale et plein-emploi.
1. Les nouvelles théories du chômage a. La théorie du « job search » de G. Stigler Cette théorie remet en cause l’hypothèse d’information parfaite de l’analyse néoclassique. Selon ses préceptes, les chômeurs refusent certains emplois proposés car ils espèrent trouver des emplois plus intéressants. En effet, si les travailleurs ne sont pas parfaitement informés sur les différents emplois disponibles et leur rémunération, ils peuvent avoir intérêt à prolonger leur période de chômage, afin de pouvoir consacrer plus de temps à la recherche d’emploi. Cette recherche d’emploi conditionne en quelque sorte la durée du chômage qui va plutôt dépendre du niveau des allocations chômage et de la richesse personnelle de l’individu. Le chômage n’est donc pas appréhendé comme un dysfonctionnement mais plutôt comme un temps d’investissement permettant à l’individu d’optimiser sa recherche d’emploi. En fait, cette théorie est une théorie acceptable du chômage qui peut exister en période de forte croissance mais il apparaît aujourd’hui discutable, alors que nous vivons un chômage massif, de recourir à ce type d’argument pour expliquer le sous-emploi. b. La théorie du salaire d’efficience À la base de cette théorie, il y a l’idée selon laquelle le niveau de rémunération du salarié va déterminer sa productivité. En d’autres termes, les entreprises peuvent avoir intérê ...
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