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Cinéma
Maxicours vous propose de decouvrir un extrait de quelques cours de Cinéma. Pour proposer un accompagnement scolaire de qualite en Cinéma, toutes nos ressources pédagogiques ont été conçues spécifiquement pour Internet par des enseignants de l'Education nationale en collaboration avec notre équipe éditoriale.
Objectif : préciser les enjeux du montage pratiqué par Eisenstein, définir son orientation générale (au-delà de chaque traitement particulier) ainsi que ses différentes modalités à partir d'exemples précis. Le contexte culturel et politique dans lequel s'inscrit l'œuvre d'Eisenstein est absolument déterminant. L'idéologie marxiste et léniniste occupe une place fondamentale dans l'ensemble de ses films, à la fois dans les œuvres qui célèbrent très directement les grandes étapes historiques de la révolution de 1917 (« Octobre », 1928), et dans celles qui évoquent des événements d'avant 1917, ceux de 1905 par exemple (« Le Cuirassé Potemkine », 1925). Dans d'autres plus pédagogiques encore, et moins situés historiquement, enseignent les fondements d'une vie soviétique non capitaliste (« La Ligne générale », 1929, récit de la naissance d'une coopérative, d'un kolkhoze) ; dans d'autres enfin, il trace le portrait de figures fortes de l'Histoire de la grande Russie (« Alexandre Nevski », 1938 et les deux épisodes d' « Ivan le Terrible », 1944 et 1946). 1. Un art intellectuel a. L'art au service du réel Après avoir été démobilisé en 1920, Eisenstein se voue entièrement à sa carrière artistique, sans perdre de vue toutefois, comme on vient de le dire, ses objectifs idéologiques. Il choisit la voie de la culture prolétarienne, symbolisée par le groupe du Proletkoult dont il prend la direction du théâtre itinérant et où il commence à développer ses propres théories. Il emprunte ainsi le chemin de l'avant-garde (Il apprend beaucoup de Meyerhold), mais refuse le seul formalisme, l'art pur. Selon lui, l'art doit servir un projet politique, social et pédagogique, il doit assurer l'enseignement destiné aux masses et leur faire comprendre le sens du réel. De ce point de vue, le cinéma est essentiel. La prise en charge d'une telle entreprise incombe au montage. Le destinataire en est évidemment le spectateur. Celui-ci doit comprendre le message qui lui est adressé en bouleversant sa propre conscience. Le sens de la réalité que propose Eisenstein ne tient pas en une image, ni en une suite d'images produite selon un principe de continuité. b. « Le Cuirassé Potemkine » Dans Le Cuirassé Potemkine, la mutinerie des membres l'équipage est causée en partie au moins par la qualité de la viande qui leur est servie. On demande au médecin de venir constater que celle-ci est avariée, mais malgré l'évidence (un gros plan du lorgnon qui lui sert de loupe montre un nombre incalculable de vers qui grouillent sur la viande), il refuse de ...
N'attends plus pour la voir en intégralité ! |
