Latin

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Cours / Latin / Terminale L
Une leçon d'amour dans l'élégie 6  
  • 1. Les recommandations du poète
  • 3. La proclamation de l'amour libre

Pour nombre de poètes de la génération des élégiaques, l'amour est un libertinage galant. C'est un art dont il faut apprendre les règles et les techniques.
Ovide n'a-t-il pas rédigé un ouvrage pratique, l'Art d'aimer, dans lequel il donne toutes sortes de conseils aux femmes pour se faire aimer ?
Si Tibulle donne ici une leçon d'amour dans la tradition élégiaque, comme l'attestent les trois verbes « docui » (v. 10), « didicit » (v. 11) et « doce » (v. 67), et s'il se pose à son tour en « magister amoris », il se distingue cependant de ses contemporains. Car l'amour qu'il enseigne au mari de Délie (v. 15-42), puis à Délie elle-même (v. 57-86) est d'un tout autre ordre.
1. Les recommandations du poète
La situation d'énonciation particulière de l'élégie 6 où l'amant s'adresse à l'époux de Délie à partir du v. 15 est une mise en scène littéraire qui exprime l'amertume de Tibulle, éprouvant avec le mari trompé une solidarité masculine aussi soudaine qu'inattendue, comme l'atteste l'expression « me quoque servato » (v. 16) : que Délie soit à présent fidèle sert désormais les intérêts du mari trompé comme de l'amant délaissé.

Une partie importante du discours du poète s'apparente à une véritable confession, au parfait et à l'imparfait de l'indicatif, dont l'objectif semble double : d'une part, enseigner au mari cet art de tromper qui l'a si souvent abusé par le passé, pour ne plus en être victime à l'avenir, et, d'autre

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