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Cours de Français Premières - Le contexte historique et politique du XVIe siècle


Note par nos Maxinautes :  
On définit souvent le XVIe siècle comme le siècle de la Renaissance, par référence à un Moyen âge qui serait une période de sommeil. Plusieurs événements ont préparé ce renouveau.
1. Les évènements qui préparent la Renaissance
a. L'invention de l'imprimerie
On doit l’invention de l’imprimerie à Guttenberg vers 1448. Guttenberg simplifie les techniques de fabrication du livre pour rendre la lecture plus aisée. Pour cela, il remplace les caractères gothiques par des caractères romains, ce qui rend la lecture plus facile et modifie le format des livres. Ces simplifications, ainsi que la multiplication des livres et la rapidité de leur diffusion, permettent un accès plus facile et plus large au savoir. Le premier ouvrage à être imprimé est la Bible.
b. La chute de Constantinople
En 1453, les Turcs prennent la ville de Constantinople mettant ainsi fin à l’Empire grec d’Orient. Cette ville de grande culture comportait des bibliothèques riches en manuscrits anciens, sur lesquels travaillaient des savants. Chassés par l’invasion, ceux-ci se réfugient en Italie, emportant avec eux les manuscrits des œuvres de l’Antiquité grecque et latine. En Italie, c’est la période du Quattrocento, une période de civilisation brillante. L’arrivée des savants de Constantinople favorise l’enrichissement intellectuel du pays.
c. Les grandes découvertes
En 1492, Christophe Colomb découvre les Antilles puis l’Amérique. Après lui, Vasco de Gama (1497), Magellan (1519-1522) ou encore Jacques Cartier ouvrent de nouvelles voies de navigation. Ces expéditions modifient la représentation que l’on a du monde qui s’étend alors considérablement. On vérifie la rotondité de la Terre, on découvre de nouveaux peuples et avec eux de nouvelles mœurs. Cette mutation s’accentue encore, lorsque l’on finit par admettre le système de Copernic selon lequel la Terre n’est plus au centre du monde.
2. Les nouvelles données
a. Une nouvelle politique culturelle
Louis XII, François Ier et Henri II apportent à la vie culturelle et artistique des orientations déterminantes. Ainsi, dans le domaine des arts, Louis XII (1498 à 1515) puis François Ier (1515 à 1547) innovent en bâtissant dans la vallée de la Loire des châteaux qui n’ont plus la lourdeur des constructions médiévales. L’influence italienne s’y fait sensiblement sentir. Les artistes sont protégés par les seigneurs et surtout par le roi : François Ier, soutenu par sa sœur, Marguerite de Navarre, joue un rôle essentiel. Il invite Léonard de Vinci et fonde une sorte de foyer d’art (1526), à Fontainebleau. C’est là qu’ il fait installer des ateliers de bronze et de tapisserie. Il achète pour sa bibliothèque personnelle les nouveaux livres publiés et s’entoure de poètes comme Clément Marot.
Par ailleurs, François Ier impose par l’édit de Villers-Cotterêts en 1539, l’usage du français au lieu du latin dans tous les actes juridiques et administratifs. Le développement des lettres se poursuit avec Henri II et la création de la Pléiade.
b. La question religieuse
Le problème religieux dépasse rapidement la simple contestation des abus de pouvoirs de l’Eglise. Il devient rapidement un véritable conflit idéologique, à l’intérieur de l’Europe et en particulier en Allemagne, en Angleterre et en France où ce conflit dégénère en guerres civiles qui ensanglantent le pays et font vaciller le pouvoir royal. En France, la contestation se développe autour de l’évangélisme. François Ier protège les évangélistes jusqu’à ce que, en 1534, des affiches contre la messe soient placardées sur la porte des ses appartements. Cet acte revient à braver le pouvoir royal autant que l’Eglise puisque le Catholicisme est religion d’Etat. Cette Affaire des Placards marque le début des affrontements religieux entre Catholiques et Réformés.
c. L'affaiblissement du pouvoir royal et les guerres
Le pouvoir royal est menacé par les Réformés. A la mort d’Henri II en 1560, Catherine de Médicis assure la Régence jusqu’à ce que Charles IX soit en âge de règner. Les grandes familles catholiques comme les Guise, ou protestantes comme les Condé, cherchent alors à prendre de l’influence et se déchirent.
En 1562, Catherine de Médicis, pour éviter l’intensification des conflits, donne des droits aux protestants, mais cette approche est un échec et entraîne le début des guerres de religion. Catholiques et protestants cherchent alors des appuis à l’étranger : l’Angleterre soutient les Réformés tandis que l’Espagne sert la cause catholique. En 1570, la paix de Saint Germain accorde aux Protestants des droits importants, mais l’amiral de Coligny, chef protestant, pousse le roi Charles IX à engager la guerre contre l’Espagne. Coligny est alors victime d’un attentat et les Catholiques décident de faire assassiner tous les chefs protestants réunis à Paris à l’occasion du mariage entre la sœur catholique de Charles IX et Henri de Navarre, chef protestant. C’est le massacre de la Saint Barthélémy (24 août 1572). Dès lors les guerres civiles se succèdent.
d. Vers la paix
En 1589, après l’assassinat du roi Henri III, Henri de Navarre hérite du trône. Après des années de lutte pour le pouvoir, il se convertit au Catholicisme et peut ainsi régner sous le nom d’Henri IV, dès 1594.
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