La réussite scolaire pour tous !

Cours de Education civique 3e - La recherche de la paix, la sécurité collective, la coopération internationale


Note par nos Maxinautes :  
Depuis l’évolution du contexte géopolitique et la fin de la Guerre Froide, depuis le passage progressif d’une défense uniquement nationale à l’objectif de réalisation d’une sécurité collective mondiale, les organisations régionales et mondiales pour la paix fleurissent pour promouvoir des conditions de vie favorables à la paix et accorder une justice aux conflits persistants.
1. Les problèmes et les difficultés d’une organisation pacifique du monde
a. Des conflits qui persistent
Avec l’éclatement du bloc soviétique à la fin de la Guerre Froide dans les années 1990, le nombre d’États existants s’est considérablement accru pour atteindre un record aujourd’hui, avec 194 États reconnus par l’ONU en 2011. Un des derniers États en date est le Sud-Soudan qui est devenu indépendant en 2011.

Si le nombre de conflits connaît globalement une tendance à la baisse, ils restent néanmoins nombreux et localisés essentiellement en Afrique, en Asie et au Proche-Orient. Ces conflits trouvent leurs racines dans la contestation de frontières parfois floues, dans la lutte pour s’approprier des ressources mais concernent également des motifs religieux ou ethniques. La coexistence d’États souvent corrompus et de conditions difficiles de vie explique dès lors la difficulté d’imposer des accords de paix et d’assurer la sécurité individuelle des populations.
b. Des écarts importants de développement
L’autre obstacle majeur à une organisation pacifique du monde est en effet la grande différence de développement qui subsiste entre les pays. S’il nous paraît anodin d'ouvrir un robinet et d’obtenir de l’eau potable, certains pays ne parviennent même pas à proposer des équipements sanitaires de base à leur population.
La persistance de famines et d’épidémies dans certaines parties du globe témoigne de la complexité du monde et explique en partie des priorités différenciées selon les pays : le développement durable, au cœur de nos préoccupations citoyennes, ne trouve ainsi pas le même écho auprès d’une population qui ne mange pas à sa faim.

Dans la mesure où l’objectif de sécurité collective ne peut être atteint que dans le cas où la sécurité nationale et la sécurité individuelle sont respectées, on comprend mieux l’ampleur des obstacles et des difficultés pour obtenir un tel résultat.
2. L’action contemporaine de l’ONU et le rôle du Tribunal Pénal International (TPI)
a. Le rôle de l’ONU
L’ONU est une organisation internationale qui regroupe la quasi-totalité des pays. Elle fut fondée en 1945 dans le but de fournir une plate-forme internationale de dialogue, notamment au sein de son Assemblée générale qui regroupe 193 membres et joue un rôle représentatif. Un secrétariat général en assure la gestion administrative. Enfin, le Conseil de sécurité est composé de 5 membres permanents (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) avec droit de veto et de 10 membres non permanents. Le Conseil de sécurité est l’organe exécutif et a « la responsabilité du maintien de la paix et de la sécurité internationales » (charte des Nations Unies).

Au nom de cette responsabilité de protéger, l’ONU peut ainsi disposer d’un droit d’ingérence dans les pays quand la sécurité de la population civile est en jeu. Le vote d’une résolution, décision votée par l’Assemblée générale ou le Conseil de sécurité, peut alors donner lieu à une intervention militaire ou à des sanctions. L’ONU dispose pour cela d’une force armée, les « casques bleus », envoyés dans le cadre d’Opérations de Maintien de la Paix (OMP).
b. L’élaboration d’une justice internationale
L’objectif de paix et de sécurité mondiales passe également par l’établissement d’une justice pénale internationale destinée à pallier les juridictions nationales défaillantes. Le premier tribunal de ce genre fut le tribunal de Nuremberg, intenté en 1945 contre les principaux responsables des crimes nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce procès fut retentissant car c’était le premier du genre et la notion de « crime contre l’humanité » y fut développée.

D’autres tribunaux pénaux internationaux suivirent, toujours ponctuels et liés à des événements traumatisants, tels que le procès du premier chef d’État accusé durant un conflit en cours : le Président de la République fédéral de Yougoslavie Milosevic à partir de 1993. Désormais, depuis 2002, l’instauration d’une Cour Pénale Internationale (CPI) permanente, donne un ancrage stable à cette justice pourtant imparfaite : tous les États, dont les États-Unis, ne reconnaissent pas son autorité, et tous ses jugements ne trouvent donc pas leur juste application.
L'essentiel
La recherche de la paix, de la sécurité collective et de la coopération internationale se développe dans le cadre d’organisations internationales et dans la mise en place de tribunaux internationaux. Cependant, ces mesures restent imparfaites et ne parviennent pas toujours à imposer leurs jugements ou décisions. Les avancées sont néanmoins importantes et des résultats concrets ont été obtenus.
La recherche de la paix, la sécurité collective, la coopération internationale 4/5 basé sur 27 votes.
Vous êtes ici :
Accueil > Fiches de cours du CP à la Terminale > cours d'Education civique > 3e > La recherche de la paix, la sécurité collective, la coopération internationale
Accueil > Fiches de cours du CP à la Terminale > cours d'Education civique > 3e > La recherche de la paix, la sécurité collective, la coopération internationale
Voir tout le contenu pédagogique relatif à ce sujet
Connexion ou Créer un compte