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Cours de Français 6e - Le récit de Gilgamesh


Note par nos Maxinautes :  
Objectif :
Lire les textes fondateurs, des extraits de l’épopée babylonienne ; en percevoir les liens avec la mythologie gréco-romaine, avec les récits bibliques...
1. L'origine
a. La Mésopotamie : civilisation et mythologie
La civilisation mésopotamienne est installée dans la région du croissant fertile, entre le Tigre et l’Euphrate (l’Irak moderne). La région connaît une évolution rapide d’une société agricole vers l’émergence de villes importantes comme Uruk (située dans l’actuel Irak) connue pour sa muraille dont les vestiges sont encore célèbres.
Doc. 1. Le croissant fertile


Les cités sont gouvernées par des rois puissants ; ils entretiennent des rapports étroits avec les dieux de la mythologie mésopotamienne, qui sont très nombreux et puissants.

La vie artistique est riche et s’appuie sur des récits de vie extraordinaires, des scènes empruntées aux mythes et légendes, à la vie des divinités, ce dont témoignent sculptures, gravures en terre cuite, argile et pierres précieuses…
b. L'épopée de Gilgamesh : une légende sacrée
Le récit de Gilgamesh est originaire de Mésopotamie, vers 2700-2500 ans avant Jésus-Christ. Ce texte est l’œuvre littéraire la plus ancienne, considérée comme la première épopée de l’histoire.
Rédigée en 1600 vers environ, gravée en écriture cunéiforme sur des tablettes d’argile, elle est découverte par des archéologues du 19e siècle et est décodée près d’un siècle plus tard.

Le récit relève du genre de l’épopée : un long poème qui relate les exploits d’un héros, Gilgamesh, « humain pour un tiers, pour deux tiers divin ». Ainsi le récit revêt un caractère sacré.

   
© Brandx / Jupiterimages
Doc. 2. Exemple de tablette
gravée de l'écriture cunéiforme
© ABLESTOCK/Jupiterimages
Doc. 3. Ecriture cunéiforme

2. L'oeuvre, deux mouvements
a. Un roi tyran
Gilgamesh aurait régné sur Uruk vers 2600 ans av J.-C. Après une jeunesse orgueilleuse, il impose sa force avec tyrannie et devient « cet animal à l’arrogance sans pareille ». Pour l’en punir, les dieux créent un être capable de le combattre : Endiku, qui ne tarde pas à devenir son ami.
Ensemble, ils accomplissent des exploits démesurés pour conquérir la gloire : il trancha la tête du redoutable géant Humbaba à l'issue d'une lutte violente, ou encore il vainquit contre le taureau céleste lancé par la déesse Ishtar éconduite par Gilgamesh, en lui coupant la patte avant de la jeter à son visage. Les dieux font mourir Endiku en guise de punition.
Gilgamesh, éploré, entreprend un long voyage pour lutter contre la mort.
b. Un roi d'exception
Celui dont la supériorité est incontestable (« celui qui a surmonté toutes les épreuves ») entame un long voyage et fait preuve d’une détermination sans pareille dans sa quête de l’immortalitésa vigueur excessive »). Outa-Napishtim (Utanapishti), ancêtre ayant survécu au déluge, lui offre le secret : celui de veiller sur la cité dont il est roi. Il lui apprend qu’il n’obtiendra pas la vie éternelle : « Il n’avait plus désormais qu’à reprendre le chemin d’Uruk et passer, comme il le pourrait, les années qu’il lui restait à vivre. »
Gilgamesh atteint une autre forme d’immortalité grâce à l’écriture de ses aventures qui lui survivront.
L'essentiel
Gilgamesh est un personnage hors du commun, de par les exploits qu'il accomplit. Il est « celui qui surpasse les autres rois », « celui qui a tout vu ». Il est descendant des dieux dans sa toute puissance, mais est aussi très humain dans sa quête de l’immortalité, sa peur de la mort.
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