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Cours de SES 1re ES - L'entreprise : entre coopération et conflits


Note par nos Maxinautes :  
Les relations dans l’entreprise sont marquées par une hiérarchie et une organisation particulière. Les entreprises cherchent l’adhésion des salariés aux valeurs, aux conditions de travail en vigueur mais cela ne se fait pas toujours sans conflits. Les relations de l’entreprise avec le milieu économique, social et juridique peuvent aussi mettre en avant des intérêts différents.
1. Une coopération nécessaire
a. Les relations au sein de l'entreprise
L’entreprise entretien des relations d’agence avec l’ensemble de ses membres mais aussi avec son environnement économique, juridique ou social. Dans ce type de relation, le principal (le donneur d’ordre) contrôle ses subordonnés (les agents) pour leur faire exécuter leurs tâches.

Cette relation se retrouve notamment :
• entre les dirigeants et les salariés, les relations sont institutionnalisées par un contrat de travail qui définit précisément les droits et les devoirs du salarié.
• entre les actionnaires et les dirigeants. Les actionnaires sont les propriétaires du capital et à ce titre orientent la politique globale de l’entreprise (par exemple la répartition des bénéfices sous forme de dividendes ou de réserves pour des investissements futurs).
• entre l’entreprise et ses sous-traitants, fournisseurs, distributeurs… où des contrats commerciaux concrétisent les relations.

Le contrat (de travail, commercial…) est un moyen de faire respecter les engagements, les rôles et tâches de chacun. La loi prévoit donc qu’il y ait systématiquement un contrat (de travail notamment) signé entre les parties.
b. Comment s'obtient cette coopération ?
La coopération des salariés est indispensable à l’entreprise si elle veut être efficace. Certaines firmes se préoccupent donc fortement du bien-être de leurs salariés (les entreprises de nouvelles technologies américaines comme Google par exemple) pour qu’ils soient efficaces et fidèles à leur entreprise.

La coopération des salariés peut s’obtenir :
• par la contrainte, selon Marx, les salariés n’ont pas le choix et sont soumis à l’entreprise car ils doivent conserver leur emploi pour vivre. C’est particulièrement vrai en période de fort chômage,
• par adhésion à la politique de l’entreprise, ses valeurs…
• par intérêt car le salarié a de bonnes conditions de travail, des perspectives de carrière intéressantes, un bon salaire…

Pour favoriser cette coopération, l’entreprise héberge en son sein un certain nombre d’institutions pour favoriser le dialogue avec les salariés.

On peut trouver :
• les délégués du personnel (dans les entreprises de plus de 10 salariés) : ils sont le maillon entre les dirigeants et les salariés, ils portent les revendications de ces derniers.
• la section syndicale d’entreprise : elle représente les salariés qui le désirent dans un cadre syndical. Elle négocie les accords collectifs et porte les revendications des salariés. Les entreprises de plus de 50 salariés ont droit à un délégué syndical (avec des locaux, une décharge horaire…).
• les comités d’entreprise (dans les entreprises d’au moins 50 salariés) : ils gèrent les activités sociales et culturelles mais aussi la formation des salariés. Ils sont consultés lors des plans sociaux (licenciements collectifs).
2. Des conflits peuvent apparaître
a. Des intérêts parfois divergents
Selon Marx, les salariés et les possesseurs du capital ne peuvent s’entendre car les uns (les « prolétaires » chez Marx) ne possèdent que leur force de travail et sont exploités par les « bourgeois » qui détiennent les « moyens de production ». Cela conduit donc à des conflits généralisés (« la lutte des classes »).

Plus généralement il y a une lutte pour le partage de la valeur ajoutée notamment en période de crise où les tensions pour capter une plus grande partie des gains que fait l’entreprise sont plus fortes. On oppose souvent les salariés, dont les salaires stagnent, avec les actionnaires qui demandent des dividendes de plus en plus élevés et certains dirigeants qui gagnent plusieurs milliers d’années de salaire minimum.

Doc. 1. Manifestation de syndicats

Les dirigeants de l’entreprise peuvent aussi être en conflit avec les détenteurs du capital (ici les actionnaires) en ce qui concerne la gestion à plus ou moins long terme des intérêts de l’entreprise.

Enfin l’entreprise a aussi des intérêts divergents avec ses fournisseurs (elle veut acheter les produits le moins cher possibles), ses distributeurs (elle veut augmenter le prix de vente pour consolider ses marges) mais aussi l’État (elle veut payer le moins possible de prélèvements obligatoires).
b. Des conflits de nature différente
Les conflits entre l’entreprise et ses salariés sont souvent menés par les syndicats. Ceux-ci défendent les intérêts des salariés et sont leur porte-parole. Les syndicats mènent des négociations collectives au niveau de l’entreprise ou au niveau national pour conserver les avantages acquis ou en négocier de nouveaux.

Les conflits ont changé de nature ces dernières années. Ils sont d’abord moins nombreux et les syndicats ont perdu de leur influence (seuls 7 à 8 % des salariés sont syndiqués). Ensuite ils sont plus défensifs (sur les avantages acquis, contre les licenciements collectifs…) qu’offensifs (augmentation de salaires, négociation de nouveaux droits…). Enfin ces conflits sont plus localisés (au niveau d’une entreprise ou d’un bassin d’emploi) alors que pendant les trente glorieuses ils mobilisaient une grande partie des ouvriers en France. Les conflits de classe de type marxiste ont disparu.

Les entreprises peuvent être aussi en conflit avec l’État car les dirigeants sont contre certaines mesures (augmentation systématique du salaire minimum, prime aux salariés dont les entreprises ont distribué plus de dividendes…) ou veulent payer moins de prélèvements obligatoires. Ces conflits sont rarement ouverts, ils se passent dans l’ombre (avec des groupes de pression) mais depuis quelques années les entreprises font du chantage à l’emploi en menaçant de délocaliser leur production.
L'essentiel
Les entreprises ont besoin de la coopération de leurs salariés mais aussi des agents en relation avec elle (État, clients, fournisseurs…) pour être efficaces. Mais cette coopération, si elle peut être favorisée par des mesures concrètes ou des instances particulières, ne se décrète pas et peut mener à des conflits. Les conflits liés aux relations avec les salariés qui sont menés par les syndicats ont évolué ces dernières années notamment car les entreprises sont en position de force avec la crise et l’ouverture des frontières.
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