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Cours de Sciences 1re ES - Prendre en charge de façon responsable et conjointe sa vie sexuelle


Note par nos Maxinautes :  
Objectifs :
Connaître les différentes contraceptions chimiques et leur mode d’action.
Comment la science permet de résoudre les problèmes d’infertilité ou de stérilité.
Se protéger des principales IST et connaître leur mode de transmission.
1. La contraception
a. La contraception régulière, « la pilule »
La contraception hormonale féminine la plus utilisée associe sous forme d’un comprimé à avaler 2 hormones de synthèse dérivées de l’œstradiol et de la progestérone d’où le nom d’œstro-progestatif.


Le graphique ci-dessus montre que la prise quotidienne de la pilule par la femme à partir du 1er jour des règles et pendant 21 jours, exerce un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. Les gonadostimulines sont alors très faiblement sécrétées et par conséquent l’ovaire est mis au repos : la croissance folliculaire est arrêtée et l’ovulation est impossible puisqu’il n’y a pas de pic de LH.
La muqueuse utérine subit une croissance à peu près normale suite à l’action des hormones contenues dans la pilule. C’est pour cette raison que dans la semaine qui suit la prise de la dernière pilule d’une plaquette, les règles surviennent : elles sont déclenchées par la chute du taux sanguin des hormones de synthèse.

L’efficacité des cette pilule œstro-progestative est de 100% si elle est prise correctement. Le démarrage trop tardif ou l’oubli d’un comprimé sont les principales causes d’échec de cette pilule.
Certaines pilules ne contiennent qu’un progestatif. Le progestatif de synthèse exerce une action sur la glaire cervicale en la rendant imperméable aux spermatozoïdes qui ne peuvent donc la traverser et inhibe le développement de la muqueuse utérine rendant impossible une éventuelle nidation.
Il existe aussi un implant inséré sous la peau du bras pour une durée de 3 à 5 ans qui libère en continu un progestatif qui inhibe l’ovulation au moins durant la 1ère année. Les cycles réapparaissent ensuite mais la glaire cervicale reste imperméable aux spermatozoïdes d’où son action contraceptive.

La pilule féminine est délivrée sur prescription médicale car la prise d’hormones doit être adaptée à chacun, il existe en effet quelques contre-indications. Pour les mineures, la contraception hormonale peut être délivrée gratuitement dans les centres de planification familiale sans autorisation parentale.

Des méthodes de contraception masculine hormonales se développent également, basées sur des injections de testostérone qui induit un rétrocontrôle négatif sur le complexe hypothalamo-hypophysaire ce qui supprime toute stimulation des testicules et limite ainsi la production de spermatozoïdes.

En cas de rapport sexuel sans contraception, si une grossesse n’est pas souhaitée, la femme dispose d’une contraception d’urgence permettant d’éviter la grossesse.
b. La contraception d'urgence
Cette contraception d’urgence permet en effet d’éviter le début d’une grossesse en cas de rapport sexuel non protégé. Cette pilule doit être prise le plus tôt possible après le rapport sexuel, 3 jours au maximum. La pilule du lendemain la plus utilisée est un progestatif qui perturbe l’ovulation si elle n’a pas eu lieu et agit sur l’utérus, muqueuse et glaire, s’opposant ainsi à la nidation. Elle ne provoque pas un avortement.
Elle est efficace mais elle ne peut constituer un moyen de contraception utilisé régulièrement (effets secondaires). Elle est délivrée gratuitement depuis 2000 dans les pharmacies et par les infirmières scolaires.

Malgré la diversité des méthodes contraceptives, chaque année, 210 0000 femmes en France ont encore recours à l'avortement.



c. L'IVG médicamenteuse
Il est tout d’abord important de comprendre que l’IVG ou Interruption Volontaire de Grossesse médicamenteuse est autorisée depuis seulement 2004 et reste interdite dans de nombreux pays sous peine de prison. C’est donc un droit pour les femmes qui a été acquis après de nombreuses luttes et qui reste encore un sujet très controversé.
Elle peut être pratiquée à l’hôpital ou en cabinet médical, après le 49e jour suivant le 1er jour des dernières règles. Une échographie permet de déterminer la date exacte.
Elle consiste en la prise de 2 molécules : la Myfégyne et le Gymiso (48h après la Myfégyne). La Myfégyne va bloquer le développement de la grossesse et le Gymiso va entrainer l’expulsion du contenu utérin.
Cette prise de molécules chimique est assez violente pour le corps, très douloureuse pouvant provoquer des saignements allant de quelques jours à 2-3 semaines, mais elle n’affecte en rien la future fécondité de la femme.
Les mineures peuvent subir une IVG médicamenteuse de manière totalement anonyme en centre hospitalier mais il est préférable de se faire accompagner moralement par une personne adulte (amis ou famille).
2. Cas de stérilité ou infertilité, aide à la fécondation ou gestation
a. L'insémination
Cette technique consiste à introduire directement dans l’utérus de la femme du sperme du conjoint préalablement récupéré et traité (sélection des spermatozoïdes les plus mobiles par exemple). Cette technique permet de pallier certains problèmes d’infertilité d’origine masculine telle que l’oligospermie ou la tératozoospermie.
Si l’homme est stérile, c’est le sperme d’un donneur qui sera utilisé.
b. La Fécondation In Vitro et transfert d'Embryon : FIVETE
C’est en 1982 qu’est née Amandine, premier « bébé éprouvette » en France dans le service du professeur Frydman à Paris. Quand l’infertilité est liée à une anomalie des trompes, une FIVETE peut être réalisée. On prélève les ovocytes dans l'ovaire de la mère après stimulation hormonale ovarienne, puis on les met en contact avec les spermatozoïdes du conjoint in vitro. On attend alors que des fécondations se réalisent et on laisse se dérouler les premières mitoses pour transférer ensuite dans l'utérus 1 à 4 embryons constitués le plus souvent de 4 ou 8 cellules.

c. L'Injection de spermatozoïde Intracytoplasmique : ICSI
Quand les spermatozoïdes ne sont pas naturellement capables de féconder les ovocytes in vitro, une technique proche de la FIVETE est réalisée ; la fécondation est « forcée » par une injection d’un spermatozoïde à l’intérieur de l’ovocyte.



3. Se protéger
Les IST : Infections sexuellement transmissibles les plus connues sont : le VIH/Sida, les hépatites B et C, l’herpès, la blennorragie, les chlamydiae, les condylomes, la syphilis et les papillomavirus.

Les symptômes de ces infections sont souvent difficiles à voir mais si après un rapport sexuel certains signes apparaissent comme : des écoulements, des pertes vaginales importantes et/ou malodorantes, des démangeaisons, des sensations de brûlures en urinant, des boutons, des lésions ou ulcérations sur le sexe ou sur d’autres muqueuses (bouche, anus…), des douleurs au bas ventre, des saignements ou autres manifestations inhabituelles. Il est préférable de consulter un médecin en cas de doute.

La plupart de ces infections se traitent très bien et rapidement si elles sont dépistées à temps. Le dépistage se fait soit chez son médecin traitant, soit son gynécologue ou dans des centres de dépistage où l’acte est gratuit.

Nom Symptômes Modes de transmission Diagnostic
Blennorragie (chaude pisse) écoulement de pus de la verge, brulures en urinant, pertes vaginales inhabituelles par voie sexuelle prélèvement génital
Chlamydioses
souvent pas de symptômes
écoulement anormal, pertes vaginales
par voie sexuelle prélèvement local et cervical
Hépatite B souvent pas de signes
fatigue, fièvre
 
par voie sexuelle
par voie sanguine
par voie materno fœtale
prise de sang
Herpès génital douleurs, brûlures, plaies et petites cloques sur le pénis ou la vulve par contact sexuel entre les muqueuses même sans pénétration (contact bouche sexe et bouche anus)
par contact direct avec les lésions
prélèvement local et dans certains cas prise de sang
LGV (Lympho Granulomatose Vénérienne) ou Maladie de Nicolas Favre chancre indolore sur le gland, la vulve et le vagin
brulures en urinant
douleurs et fièvre
par contact sexuel
par l'échange d'objets contaminés (parfois objets de toilette)
prélèvement local
Papillomavirus (condylomes, crêtes de coq) excroissances ressemblant à des verrues sur les zones génitales, anales et buccales par voie sexuelle
par contact d'une muqueuse avec une zone du corps infectée (condylomes)
examen médical et frottis vaginal
Syphillis petite plaie ou chancre au niveau génital, anal, buccal ganglions
éruption, tâches rosées
par contact sexuel entre les muqueuses même sans pénétration (contact bouche sexe et bouche anus)
par le baiser si présence d'un chancre au niveau buccal
prise de sang
VIH/Sida le plus souvent pas de symptôme parfois syndrome grippal par voie sexuelle
par voie sanguine
par voie materno fœtale
prise de sang

Le préservatif reste la meilleure façon de se protéger à la fois de ces infections et des grossesses involontaires, ne pas négliger la vaccination comme pour le papillomavirus.
L'essentiel
La connaissance de plus en plus précise des hormones naturelles contrôlant les fonctions de reproduction humaine a permis progressivement la mise au point de molécules de synthèse qui permettent une maîtrise de la procréation de plus en plus adaptée, avec de moins en moins d'effets secondaires.
Ces molécules de synthèse sont utilisées dans :
- la contraception régulière (« la pilule ») ;
- la contraception d'urgence ;
- l'IVG médicamenteuse.
Elles sont également utilisées dans les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) qui permettent ou facilitent la fécondation et/ou la gestation dans les cas de stérilité ou d'infertilité.
Les IST, causes de stérilité, et leur propagation au sein de la population peuvent être évitées par des comportements individuels adaptés.
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