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Cours de SES Terminale STMG - Les relations entre croissance et ressources non renouvelables


Note par nos Maxinautes :  
Depuis les années 1970, l’opinion publique prend conscience des enjeux environnementaux. Ceux-ci sont largement liés à notre mode de vie et notamment à notre surconsommation.
1. Des enjeux environnementaux cruciaux
a. Des ressources naturelles en péril
Les ressources naturelles terrestres sont en danger ; on voit apparaître depuis la fin des Trente Glorieuses, de plus en plus de discours et de mises en garde scientifiques contre une disparition de certaines ressources ou espèces vivantes.

• La remise en cause de la biodiversité : des espèces vivantes disparaissent et remettent en cause des écosystèmes entiers. D’ici 50 ans, entre 15 % et 50 % des espèces auront disparu au rythme actuel. Plus de 3 000 espèces différentes (oiseaux, poissons, plantes, insectes…) sont menacées de disparition en 2010. Les objectifs de protection des espèces auxquels ont adhéré de nombreux pays ne sont pas respectés.

• L’épuisement des énergies fossiles : les stocks de pétrole, de gaz et de charbon se réduisent. Les gisements sont plus difficiles à atteindre et plus coûteux. Les prévisions de réserves de pétrole sont comprises entre 20 et 50 ans en fonction de l’exploitation actuelle et future des stocks naturels. Pour le gaz, on comptabilise à peu près 60 ans et le double environ pour le charbon. Même les réserves de matières radioactives destinées à l’énergie nucléaire ne sont pas infinies et s’épuisent vite.

• Une surconsommation d’eau douce : elle ne représente que 2,5 % des ressources en eau de la planète. Cette eau douce manque dans beaucoup de pays et elle est gaspillée dans d’autres. L’essentiel de son utilisation est affecté à l’agriculture. Il faut 15 500 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf. D’ici le milieu du siècle, près de 5 milliards d’individus pourraient manquer d’eau.

• Des pénuries de métaux : au rythme actuel, les stocks de métaux disparaîtront, la plupart, d’ici la fin du siècle (par exemple, et sous réserve, le cuivre pourrait disparaître avant 2050 ainsi que l’or ou encore l’uranium, tandis que le fer pourrait quant à lui disparaître vers 2080).
b. Les externalités négatives
Une externalité négative est un effet indésirable de la production. Ces effets externes sont tout aussi préoccupants que l’épuisement des ressources naturelles. En effet :

- Les gaz à effet de serre réchauffent l’atmosphère terrestre et conduisent à de futures catastrophes comme la montée des mers et des océans (du fait de la fonte polaire) qui engloutiront des villes voire des îles et des pays entiers (comme par exemple le Bangladesh).
Ce réchauffement contribue aussi à des cataclysmes météorologiques (cyclones, inondations, etc.) et des modifications de la biodiversité ;

- La pollution touche aussi les sols et les eaux. La moitié des habitants des pays en développement est touchée par la pollution de l’eau douce entraînant une recrudescence de maladies graves. Près de 85 % des terres agricoles voient leur fertilité baisser du fait de l’érosion ou encore de la pollution d’origine chimique ;

- Pollution de l’air ambiant : les phénomènes de smog sont les plus spectaculaires, comme c’est le cas à Londres, Athènes ou même à Grenoble. La forte industrialisation de la Chine et la proximité des usines avec la ville rend l’air irrespirable et fait fortement augmenter les maladies pulmonaires, les cancers, entre autres.
2. Un mode de vie à revoir ?
a. Une croissance trop gourmande en ressources naturelles
La croissance économique est fortement corrélée à ces problèmes environnementaux. L’industrialisation massive et la surconsommation entraînent cette disparition des ressources naturelles et cette augmentation de la pollution.

Le mode de vie occidental marqué par une consommation de masse n’est pas applicable à l’ensemble de la planète. Si tous les individus dans le monde consommaient autant que les occidentaux, il faudrait l’équivalent de 5 planètes Terre pour les contenter.
Les Chinois ou les Indiens adoptent de plus en plus un modèle de consommation identique au nôtre mais si tous les Chinois consommaient autant de viande qu’un américain, 9 vaches sur 10 dans le monde leurs seraient réservées.

Le système économique doit être remis en cause. Notre intérêt de salarié et de consommateur est que le système crée plus de richesses pour nous donner du travail et des biens sans cesse plus technologiques et moins chers. Mais cela est incompatible avec notre intérêt de citoyen du monde. Nous ne pouvons continuer à consommer autant sans détériorer le bien-être des générations futures et nous montrer égoïstes avec les pays les plus pauvres.
b. De timides tentatives de lutte contre les phénomènes climatiques
Depuis les années 1990, des négociations internationales cherchent à mettre en place des systèmes de régulation pour retarder les échéances et modifier le cours du destin environnemental de la planète.

Le protocole de Kyoto, signé en 1997 par certains pays industrialisés, prend acte des constats alarmants sur les changements climatiques causés par les émissions de gaz à effet de serre.
Face à cette menace, les engagements du protocole de Kyoto sont bien limités : la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 5,2 % d'ici 2012 par rapport à leur niveau de 1990 est bien timide puisqu'il faudrait les réduire de 50 % pour stabiliser la température de l'atmosphère.

Les États-Unis refusent encore de les appliquer, alors qu'ils représentent la moitié des émissions des pays de l'OCDE. Même si les émissions de gaz à effet de serre cessaient aujourd’hui, la Terre continuerait de se réchauffer pendant encore au moins un siècle…

Les négociations en vue de renouveler ce protocole échouent depuis 2009 et la conférence ratée de Copenhague. Cet accord doit intégrer les pays en développement mais cela ne semble pas être très aisé. De plus, la crise financière de 2008 a fortement occulté les préoccupations environnementales…
L'essentiel
La Terre est en danger et cela remet donc en cause l’existence même de l’espèce humaine. Le modèle de croissance économique basé sur la consommation de masse n’est pas soutenable à long terme mais les négociations en vue de résoudre ces problèmes tardent à se mettre en place et montrer leur efficacité.
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