Le Mariage de Figaro : L’auteur et son œuvre - Cours de Français avec Maxicours - Lycée

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Le Mariage de Figaro : L’auteur et son œuvre

1. Présentation de l’auteur
Pierre-Augustin Caron (1732 – 1799), Beaumarchais hérite du métier d’horloger de son père et donc de la boutique familiale à Paris, rue Saint Denis. Il va développer un système perfectionné de mécanisme des montres et se faire repérer par le Roi : le voilà nommé horloger de la Cour ! Ce n’est là que le début de son ascension sociale.

Il épouse en 1755 une riche veuve qui l’introduit dans la grande société puis il s’achète une charge de secrétaire du roi et accède ainsi à la noblesse : on l’appellera désormais Monsieur de Beaumarchais.

Après deux mariages et deux veuvages, voici Beaumarchais obligé de se battre en justice pour obtenir un héritage de sa seconde femme très fortunée. La justice lui sera défavorable, et surtout le conseiller Goëzman, rapporteur de son affaire, qui restera une de ses cibles privilégiées tout au cours de sa carrière.

Ecarté de la Cour après ce procès défavorable, Beaumarchais doit se faire quelque peu oublier : le voilà alors chargé de missions secrètes à Londres puis en Allemagne. Il rencontrera notamment le fameux et énigmatique Chevalier d’Eon.

Sa disgrâce s’estompe et il revient vite à la vie politique en intervenant en Amérique où a éclaté l’insurrection des colonies anglaises. Il sortira de cet épisode politique avec quelques honneurs et une belle victoire d’un de ses navires, après l’entrée en guerre de la France. Il sera officiellement réhabilité par une décision du nouveau Parlement.

Sa carrière littéraire avait commencé par un genre plutôt sérieux : Eugénie (1767), mélodrame larmoyant, ne lui attire pas le succès. Et sa préface, Essai sur le genre dramatique sérieux, ne laisse rien présager de ses futures incursions dans la comédie étant donné le mépris qu’il témoigne à ce genre. Mais pourtant, entre deux missions spéciales à l’étranger, il fait jouer Le Barbier de Séville (1775) qui obtient très vite le succès. On dira alors que «  le fils de Molière est trouvé ».
Beaumarchais atteint le sommet de sa carrière avec Le Mariage de Figaro (1784) qui a dû triompher de bien des censures (dont celle de Louis XVI lui-même !) avant d’être représentée. Mais elle gagnera en force et en satire au fur et à mesure de ces contre-temps, pour finalement devenir l’emblème du souffle révolutionnaire qui gagne à cette époque la France.
Malheureusement, le succès s’arrête là pour l’auteur qui décide ensuite de revenir à ses premières amours : un opéra raté (Tarare, en 1787) et une suite au Barbier et au Mariage sous forme de drame, La Mère coupable (1792), sonnent le glas de son inspiration littéraire.

2. Le contexte de l’œuvre
a. L’œuvre de Beaumarchais
Certes, Beaumarchais a avant tout été un homme d’affaires, et il s’est défini lui-même comme « auteur dramatique par amusement ». Mais il laisse une œuvre littéraire importante et variée :
  • des mémoires polémiques, et notamment les Mémoires contre Goezman (de 1773 à 1774) ;
  • des écrits théoriques : L’Essai sur le genre dramatique (1767), La Lettre modérée sur la chute et la critique du  Barbier de Séville  (1775), la Préface du Mariage de Figaro (1784) ;
  • deux articles sur Voltaire et Jésus-Christ (1799) ;
  • une correspondance abondante aujourd’hui publiée ;
  • six parades écrites entre 1757 et 1763 ;
  • trois drames bourgeois : Eugénie (1767), Les Deux amis (1770) et La mère coupable (1792) ;
  • un opéra, Tarare (1787) sur une musique de Salieri ;
  • deux comédies : Le Barbier de Séville (1775) et Le Mariage de Figaro (1783).
b. Le Mariage de Figaro dans la vie de Beaumarchais…
Beaumarchais a déjà assis son talent dans le monde littéraire avec Le Barbier de Séville, mais cela n’a pas été sans heurt car il lui a fallu procéder à plusieurs réécritures avant de connaître ce succès public. Le Mariage de Figaro est donc très attendu, on y a même vu « le sixième acte du Barbier » !
A ce moment, Beaumarchais s’est attiré à nouveau les faveurs du Roi en œuvrant pour soutenir la guerre d’indépendance en Amérique. Mais Louis XVI déclare dès 1781 du Mariage de Figaro que « cela ne serait jamais joué ». Ce sera le début d’une âpre bataille pour l’auteur. Le manuscrit est lu dans les salons et applaudi ; le Roi désigne plusieurs censeurs. Malgré tout, la comédie sera jouée enfin en 1784 à la Comédie Française et connaîtra un succès franc immédiat.
c. …et dans le contexte historique
La pièce s’inscrit au plus fort du siècle des Lumières et Beaumarchais est bien un homme de son temps.
Le XVIIIe siècle bénéficie du siècle précédent qui est marqué par l’avènement de la raison et le culte de la liberté. L’Ancien Régime restait cependant très dépendant de l’Eglise et les censeurs avaient encore un poids certain sur les publications. Aucun livre ne pouvait être publié sans « le privilège du Roi ». Le théâtre est le miroir de la société en mutation : la Comédie Française accueille les genres nobles, l’Opéra les œuvres lyriques et la danse, l’Opéra-Comique les Comédiens-Italiens et le théâtre de la Foire les truculentes « parades » jouées par les forains. Après un siècle voué au culte de la forme et à la tragédie, le XVIIIe siècle voit exploser les formes les plus variées en littérature et même dans le domaine du théâtre. Et la forme qui sortira vainqueur de cette variété sera le drame : plus près des aspirations bourgeoises du siècle, le drame mêle sentiments, morale et réalisme de la vie quotidienne.
3. Résumé de l’œuvre
Beaumarchais a lui-même fait un résumé de sa pièce :
« La plus badine des intrigues. Un grand seigneur espagnol, amoureux d’une jeune fille qu’il veut séduire, et les efforts que cette fiancée, celui qu’elle doit épouser et la femme du seigneur réunissent pour faire échouer dans son dessein un maître absolu que son rang, sa fortune et sa prodigalité rendent tout puissant pour l’accomplir. Voilà tout, rien de plus. La pièce est sous vos yeux. »
Acte I
Figaro, serviteur du Comte Almaviva, a contracté des dettes auprès de Marceline à qui il a promis le mariage s’il ne parvenait à la rembourser. Mais il est sur le point d’épouser Suzanne, la camériste de la Comtesse. Le Comte, de son côté, tente de rétablir le droit de cuissage pour profiter de la jolie Suzanne qui n’entend pas se laisser faire.
Acte II
Suzanne et la Comtesse s’allient pour déjouer les ruses du Comte. Pendant ce temps, un jeune et joli page, Chérubin, commet quelques maladresses dues à son âge et à sa candeur, ce qui lui vaut la rancœur du Comte.
Acte III
Le Comte veut se venger de Suzanne qui refuse ses avances en favorisant Marceline dans l’exécution de la dette de Figaro. Il veut donc l’obliger à épouser celle-ci. Mais c’est alors que Marceline découvre qu’elle est la mère de Figaro !
Acte IV
Suzanne et la Comtesse n’en ont pas fini avec le Comte : afin de le remettre dans le chemin de la fidélité, elles complotent un rendez-vous nocturne pour le surprendre en flagrant délit et l’amener à avouer sa faute.
Acte V
Figaro est averti de ce rendez-vous mais avec imprécision, et il pense réellement que sa future épouse s’apprête à succomber aux avances du Comte. Il se rend aussi sur le lieu du rendez-vous, ce qui donne lieu à une série de quiproquos puis de reconnaissances : Figaro joue à son tour le jeu, et le Comte finit par croire que c’est lui même qui est trompé. Il implore la Comtesse de lui pardonner et de l’aimer encore ; Suzanne et Figaro peuvent enfin se marier !

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