Déforestations et reboisement, entre besoin et nécessité - Cours de Géographie Seconde avec Maxicours - Lycée

01 49 08 38 00 - appel gratuit de 9h à 18h (hors week-end)

Déforestations et reboisement, entre besoin et nécessité

1. La forêt et la notion de risque
a. Un écosystème vital
Au total, la forêt occupe 3 454 millions d'hectares en 1995 dont 764 en Russie, 551 au Brésil, 245 au Canada, 212 aux Etats-Unis, 133 en Chine, 119 en Indonésie et 109 au Zaïre. Si ces surfaces se répartissent à peu près également entre les forêts pluviales, tempérées et boréales, leurs productivités respectives varient de 1 à 60, voire 500 pour les taïgas. En effet, si les arbres respirent toute l'année, même dans les conditions climatiques les plus extrêmes (Abies sibirica – sapin de Sibérie –capable de prélever de l'eau dans la glace sous des températures inférieures à –20° C), la production d'oxygène est ralentie dans les forêts tempérées et boréales durant près de 6 mois, tandis qu'elle est continue entre les deux tropiques. Ainsi le maintien de températures élevées et de deux saisons pluvieuses donne aux forêts tropicales leur importance vitale pour le renouvellement en oxygène de la planète.
De plus, les forêts pluviales agissent comme de véritables prolongements des océans au sein des continents, repoussant vers l'intérieur les échanges thermiques et pluviométriques nécessaires à la « stabilité » du système climatique planétaire.
Enfin si les forêts occupent 7 % des terres émergées, elles hébergent plus de 50 % de la flore et de la faune de la Terre, dont 90 % des insectes, assurant ainsi sa bio-diversité génétique.
b. La vulnérabilité d'un capital
Espace « naturel » inviolé ou sauvegardé, les forêts sont soumises à une pression anthropique toujours plus forte. En réalité et depuis que l'homme la côtoie, la forêt a toujours été un front pionnier de l'expansion humaine : abattage des forêts du Liban aux temps des constructions navales phéniciennes, zones de défrichement autour des monastères médiévaux, source d'énergie majeure des premiers temps de la révolution industrielle, systématisation des abattages contemporains pour la libération de pacage.
Selon The Environmental Investigation Agency, 17 multinationales contrôlant 45 millions d'hectares (dont Mitsubishi, Hyundai, Boise Cascade) détruisent 27 000 espèces par an et condamnent progressivement la forêt pluviale à quelques places relictuelles.
Chaque année, des millions d'hectares de forêts partent en fumée, plus ou moins naturellement : 1 million en Alaska pour la seule année 1989, 2,6 millions au Québec en 1991, 4,8 millions en Indonésie en 1997-1998 sans espoir de reboisement car s'il n'intervient pas rapidement, les sols dénudés par le feu sont emportés par les pluies, des roches apparaissent à nu sans que rien ne puisse jamais repousser à leur surface.
2. Des comportements variés face au capital forestier
a. La sacralisation de la forêt au Nord
Selon les différentes mythologies indo-européennes, la forêt est un refuge obscur des dieux ou de leurs expressions maléfiques dont il vaut mieux se tenir à l'écart ou qu'il faut protéger pour mieux se prémunir de la colère de ces dieux.
La pensée des Lumières – Rousseau en particulier – a introduit le mythe philosophique de la Nature dans laquelle évolueraient le bon sauvage et sa société éloignée et préservée de la modernité.
De superstitieuse, la protection des espaces boisés est rationalisée. Rapidement, les forêts européennes et nord-américaines ont été transformées en espaces protégés : en France, un pyromane est passible d'une peine de 5 à 10 ans d'emprisonnement et de 9 000 à 30 000 euros.
b. La forêt au Sud en état de survie
Plus au sud, les forêts tropicales et équatoriales sont devenues le réceptacle de la croissance des pays à l'IDH le plus élevé : la déforestation des forêts pluviales est une conséquence majeure de la mondialisation de l'économie alors que le reboisement est un luxe que seuls les pays les plus riches peuvent se permettre.
En Amazonie, par exemple, la déforestation est une action de l'Etat brésilien qui couvre la responsabilité d'entreprises nationales et internationales.
Le plus souvent, des forêts millénaires sont remplacées par des pacages herbeux ou par des cultures transitoires de manioc afin d'engraisser un bétail dont la destination finale est l'Europe ou les Etats-Unis.
D'autres Etats comme l'Indonésie prétextent la déforestation sous couvert d'épuration ethno-religieuse.
Dans ce contexte, des actions écologiques ponctuelles (celle menée par le chanteur Sting, par exemple) et les pays les plus riches tentent d'imposer l'idée d'une sanctuarisation de la forêt pluviale devant l'impérieuse nécessité de sauver ce qui peut encore l'être.

 

L'essentiel

Si les surfaces boisées n'ont jamais été aussi importantes en Europe et en Amérique du Nord – c'est-à-dire dans les régions du globe à l'IDH le plus élevé – depuis 1850, leur part dans les pays méditerranéens et tropicaux ne cesse de régresser.

Vous avez déjà mis une note à ce cours.

Découvrez les autres cours offerts par Maxicours !

Découvrez Maxicours

Comment as-tu trouvé ce cours ?

Évalue ce cours !

 

Découvrez
Maxicours

Des profs en ligne

Géographie

Aidez votre enfant à réussir en mathématiques grâce à Maxicours

Des profs en ligne

  • 6j/7 de 17h à 20h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les 10 matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Une interface Parents