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  Histoire des arts  

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Cours / Histoire des arts / Terminale L
Désurbanisme : nostalgie ou seule utopie valable ?  
  • 1. Geddes : mieux connaître pour...
    • a. La démarche de Patrick Geddes
    • b. Théories urbaines et applications
  • 2. La cité–jardin de Howard
    • a. Les précurseurs de la désurbanisation
    • b. La cité–jardin
    • c. La fondation des cités–jardins
  • 3. Frank Lloyd Wright et Broadacre City
    • a. La désurbanisation selon Frank...
    • b. Le projet de Broadacre City
    • c. Les réalisations de ce projet

Objectif : Montrer que durant la première moitié du XXe siècle, aux utopies des urbanistes progressistes répondirent d'autres théories en faveur de la réhabilitation des villes existantes avant toute édification d'une ville nouvelle, ou prônant plus radicalement leur démantèlement et l'édification de villes à la campagne.
1. Geddes : mieux connaître pour mieux guérir
a. La démarche de Patrick Geddes
L'écossais Patrick Geddes (1854–1932), botaniste de formation, fut un des grands penseurs de l'urbanisme du début du XXe siècle. Il entama une démarche pleinement scientifique, basée sur l'observation des conditions de vie des citadins, afin de déceler ce qui pouvait y être amélioré.

Entre 1915 et 1922, il eut l'occasion de mettre en pratique certaines de ses théories aux Indes, reconstruisant, restaurant ou protégeant de la destruction des villes indigènes, afin de relancer la vie locale, plutôt que d'en créer une nouvelle.

b. Théories urbaines et applications
Geddes considérait que l'homme était partie prenante de son environnement, de sa ville, de son quartier, avec lesquels il était en interaction constante. Il en déduisit qu'urbanistes et architectes ne pouvaient manipuler et déplacer l'homme contre son gré en lui imposant une vie nouvelle à laquelle il n'était pas conditionné.

Geddes désirait rendre à l'homme la place centrale qui lui revenait. Ses méthodes d'analyse et de diagnostic des différents quartiers s'appliquèrent tant à sa ville natale d'Edimbourg qu'à d'autres cités de Grande–Bretagne, où elles eurent un certain succès comme préalable à tout travail d'urbanisation.

Geddes se cantonna à améliorer les conditions de vie sans chercher à les bouleverser de fond en comble. Il s'inscrivait pourtant dans un courant plus vaste qui, de l'urbaniste Ebenezer Howard à l'architecte Frank L. Wright, tentait d'apporter des réponses alternatives à l'urbanisation de la société industrielle et aux tentatives « progressistes » de la réguler.

2. La cité–jardin de Howard
L'Anglais Ebenezer Howard (1850–1928), contemporain de Geddes et sur lequel il eut une forte influence, planifia la cité–jardin. Lui aussi urbaniste amateur (il était sténographe de formation), tenta de traduire ses idées socialistes en des théories puis des réalisations urbanistiques.
a. Les précurseurs de la désurbanisation
Ce n'était pas une idée nouvelle que celle de désurbaniser la société en inversant le flux migratoire qui poussait toujours plus de ruraux vers la ville.

Au XIXe siècle, les Anglais John Ruskin (1819–1900) et William Morris (1834–1896) s'étaient proposés de délivrer l'homme de la dictature de la machine et de le rendre à la nature, les dégâts d'une urbanisation chaotique due à l'industrialisation se faisant déjà cruellement sentir. Avant Howard, avant Geddes, ils s'étaient souvenus avec une certaine nostalgie des cités médiévales

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