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  Français  

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Cours / Français / 2de
Les thèmes  
  • 1. La visée éducative...
    • a. Les défauts
    • b. Les qualités à...
  • 2. La société nobiliaire
    • a. L’exercice du pouvoir royal
    • b. La promotion des arts
    • c. Une certaine chronique sociale
  • 3. La dénonciation
    • a. Les conditions sociales
    • b. La condition féminine
  • 4. Le surnaturel

Issus de la tradition orale populaire, les Contes de Perrault, récits en vers ou en prose se sont nourris en partie de l’imaginaire et la tradition médiévale avec notamment les bestiaires mais également de l’imaginaire de la chevalerie et de l’amour courtois (le fin’amor). Ils illustrent en partie le combat qu’a mené Perrault contre les « Anciens ».
Perrault instaure le genre littéraire des contes de fées, avec un style simple correspondant à l’idée que se font les « Modernes » de la langue française et s’opposant par là même à l’académisme des « Anciens ».

La prétendue destination des Contes aux enfants est donc une subversion du genre. En fait, ce procédé qui, inauguré par Perrault et repris après lui aux siècles suivants, répond à une visée idéologique : la langue des contes est alors considérée comme la langue des nourrices, et donc, métaphoriquement, comme la langue maternelle de la France. Issus du folklore populaire français pour la plupart, les contes adaptés littérairement par Perrault n'appartiennent aucunement, en réalité, à la littérature enfantine, mais à une littérature orale, mouvante, destinée aux adultes des communautés villageoises, faits pour être lus le soir, à la veillée.

Les Contes de Perrault s’inscrivent donc bien dans le genre de l’apologue dont les deux fonctions premières sont « plaire et instruire » mais nous pouvons y voir également une certaine forme de chronique de la société de Perrault qui, à la manière des fables, dresse un portrait féroce de ses contemporains.

1. La visée éducative des Contes
a. Les défauts
Nous retrouvons toujours les mêmes défauts, sortes de stéréotypes des vices de l’humanité, l’avidité dans Les Souhaits Ridicules, la méchanceté souvent provoquée par une frustration (Cendrillon), la cruauté. Ces défauts constituent sans doute le premier niveau de sens des Contes permettant une compréhension rapide de la part du lecteur. Il s’agit d’illustrer la visée éducative de l’œuvre de Perrault en montrant ce qu’il ne faut pas faire.

b. Les qualités à défendre
Les Contes de Perrault permettent de mettre en avant des qualités qui sont louées. Ainsi le conte Riquet à la houppe, montre en effet le triomphe d’une parole brillante et ludique qui accomplit des miracles en conférant beauté et esprit. C’est bien la dimension civilisatrice de la conversation que cette représentation signifie.

L’amour pur et sincère apparaît également de nombreuses fois, récompensé dans les contes Grisélidis, La Belle au bois dormant ou de nouveau Riquet à la houppe.

L’intelligence et la ruse sont également louées dans les Contes car elles permettent à ceux que le sort n’a pas épargné d’améliorer leur quotidien ou même de se sortir d’un mauvais pas (exemple : l’épouse de Barbe bleue réussit à échapper à une mort certaine en faisant preuve de ruse).

2. La société nobiliaire
Les personnages des Contes vivent dans des royaumes régis par des rois, reines, princes et princesses. Perrault inscrit dans ses récits le modèle politique le plus classique en Europe depuis longtemps. Le terme de « Cour », si important auprès de Louis XIV, est répété dans divers récits de Perrault : Le Petit Poucet, Peau d’Ane, Grisélidis, Cendrillon.
a. L’exercice du pouvoir royal
La monarchie à laquelle il semble être fait référence dans les Contes est héréditaire. En France, la transmission de ce pouvoir politique était régi depuis l’époque féodale par trois principes encore en vigueur sous Louis XIV : la primogéniture (le fils aîné), la masculinité et la légitimité (pas d’enfants bâtards). Le pouvoir peut aussi passer par une Régence comme dans La Belle au bois dormant où le roi meurt et passe ainsi le pouvoir non à sa femme mais à son fils. Les mariages des princes et des princesses se faisaient de manière coutumière au sein de la noblesse : Grisélidis est destinée à un « seigneur de la
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