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Economie
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Objectifs : qu'appelle-t-on inflation ? Comment la mesure-t-on ? Quelles sont les principales explications et conséquences de ce dysfonctionnement ? Comment lutter contre ce phénomène ? Distinguons les différentes notions liées au niveau des prix : L’inflation : l’inflation se définit comme la hausse continue du niveau général des prix. Toute hausse des prix n’est pas forcément synonyme d’inflation ; pour être qualifié de phénomène inflationniste, le mouvement de hausse des prix doit être général (c’est-à-dire concerner la majorité des branches de l’économie ; il faut, en fait, que le mouvement de hausse l’emporte sur les baisses de prix) et se maintenir dans le temps (une hausse en entraîne d’autres). La désinflation : la désinflation se définit comme le ralentissement durable du rythme de hausse du niveau général des prix. Ainsi, lorsque le taux d’inflation passe de 10 % à 5 %, on dit qu’il y a désinflation. La déflation : la déflation correspond à la baisse continue du niveau général des prix (taux négatifs). La stagflation : la stagflation correspond à la conjonction d’un ralentissement de l’activité économique (baisse du PIB), d’une forte inflation et du chômage. 1. Mesure et évolution du phénomène inflationniste a. La mesure de l'inflation On mesure l’inflation en calculant l’Indice des Prix à la Consommation (l’IPC). Ce calcul s’effectue tous les mois. C’est l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques) qui est chargé de l’établir. • Comment calcule-t-on un indice des prix ? Chaque mois, l’INSEE mesure l’évolution des prix des produits jugés représentatifs de la consommation des ménages français. Pour cela, il établit un indice des prix ; cet indice est composé de 305 postes de dépenses (alimentation, chauffage, logement, habillement…), soit un suivi de plus de 200 000 prix. Chacun des postes de dépenses sélectionnés est pondéré (c’est-à-dire qu’à chaque poste est affecté un coefficient d’importance). Cet échantillon est fixé pour l’année et actualisé tous les ans. Remarque : pour répondre à un des critères de convergence de Maastricht (la stabilité des prix), des harmonisations entre les différents indices ont été menées dans chaque État membre. Aujourd'hui, les indices des prix à la consommation harmonisée (IPCH) permettent des comparaisons entre pays européens. Toutefois, l'indice national reste l'indice de référence pour les négociations salariales. • Comment calcule-t-on un taux d’inflation ? Le taux d’inflation correspond au taux de variation de l’indice des prix à la consommation entre deux années ; on le calcule de la manière suivante : b. L'évolution de l'inflation au cours de ces dernières décennies • Avant 1974, une inflation « de croissance » ...
La période de l’après-guerre est une période marquée par un fort taux de croissance (dû aux investissements pour la reconstruction, au développement du crédit, à une forte demande) qui s’accompagne d’inflation puisque la demande est souvent supérieure à l’offre. C’est la période des « trente glorieuses ». L’inflation est alors bénéfique puisqu’elle permet de préserver les bénéfices des entreprises et favorise les investissements. En outre, elle n’entraîne pas de baisse du pouvoir d’achat puisque les salaires augmentent proportionnellement. Parallèlement, le problème du chômage ne se pose pas encore. • De 1974 au début des années 1980 : une période d’inflation élevée L’inflation est l'une des manifestations majeures de la crise économique née en 1974. Durant cette période, les économies développées connaissent une situation de stagflation : - les entreprises doivent augmenter leur prix parce que les coûts de production augmentent (renchérissement du prix du pétrole) ; - les consommateurs empruntent car ils espèrent que la hausse des prix diminuera le poids des remboursements; ils consomment davantage, d’où, une nouvelle hausse des prix (demande supérieure à l’offre) ; - les hausses de prix entraînent des hausses de salaires (les salariés vont revendiquer des augmentations afin de préserver leur pouvoir d’achat) : c’est ce que l’on appelle une spirale inflationniste ; - la croissance quant à elle stagne ; le N'attends plus pour la voir en intégralité ! |
