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  Cinéma  

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Cours / Cinéma / Terminale L
Le Burlesque  
  • 1. Fondements
  • 2. Effets cinématographiques

Objectif : Mesurer l'intérêt du montage dans le cinéma burlesque par l'intermédiaire de quelques uns de ses plus grands représentants.

Le cinéma burlesque dispose le plus souvent d'une double dimension comique et poétique. Il met en scène des personnages caractérisés par une certaine faiblesse (physique, sociale, etc.), prisonniers de situations difficiles (avec l'Autorité, la police, les forts, les riches) et qui sont les jouets d'un hasard malicieux, mais finalement assez bienveillant (Le héros trouve presque toujours une forme de richesse : l'amour, un bout de pain, la sympathie du spectateur).
Le changement d'identité joue un rôle déterminant : Buster Keaton joue au golf, sa balle rebondit, l'assomme ; tout près de là, un prisonnier s'évade, le trouve allongé, prend ses habits, lui met les siens - traditionnelle combinaison rayée - et s'éloigne ; Buster devient un fugitif recherché par la police. Le burlesque trouve sa forme classique, au cinéma, dans les années 20 ; Charlie Chaplin et Buster Keaton en sont des figures exemplaires.

1. Fondements
Le burlesque cinématographique est directement inspiré du music-hall. Comme chez Méliès, le montage n'occupe pas une place décisive. L'espace qui tient dans un plan et dans un cadre fixes est une scène, un véritable espace de jeu. Il devient le lieu d'une série de gags plus ou moins inventifs dont certains sont presque incontournables (trois personnages : le premier donne un coup de poing, le deuxième se baisse, le troisième - le policier, le patron ou le père de la promise - le reçoit en pleine figure).

Pour garantir l'effet comique, le temps et l'espace doivent être homogènes, un non-montage semble nécessaire (un non-montage qui cependant reste toujours un choix de montage). Cette caractéristique du burlesque met le spectateur dans une situation privilégiée. Sa position est idéale, il voit l'ensemble de la scène : le héros absorbé par une activité et ce qui se passe dans son dos (ce que ce dernier ne voit donc pas). Cet écart entre ce que voient le spectateur et le personnage est essentiel à l'effet comique du burlesque (des braqueurs laissent tomber une arme, le personnage la ramasse, la regarde, un policier s'approche dans son dos, le héros se tourne, regarde encore son arme, met quelques secondes à comprendre, puis part en courant).

Le rythme est un facteur très important du burlesque. Les slapsticks (films burlesques), comme, par exemple, ceux de Roscoe Arbuckle qui joue le gros Fatty, avec Keaton (dans de nombreux courts-métrages d'une vingtaine de minutes) sont d'abord une succession de tableaux animés de mouvements rapides et précis. Chaque plan devient une chorégraphie très vivante. Le montage de ces tableaux ne doit pas en casser le rythme, il doit même le relancer. Les actions des personnages s'enchaînent les unes aux autres (une cause, un effet, qui lui-même devient la cause d'un autre effet, etc.), la liaison entre les plans contigus doit donc en assurer

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