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  Cinéma  

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Cours / Cinéma / Terminale L
Kiarostami  
  • 1. De la réalité
  • 2. L’image, le son
  • 3. Histoires

Objectif : présenter les principaux aspects du montage pratiqué (de manière effective) par Abbas Kiarostami et mesurer toute leur importance du point de vue des thèmes développés dans les films du cinéaste iranien.

L’œuvre de Kiarostami est riche d’une vingtaine de films aux destins très variés (les plus récents jouissent par exemple d’un succès critique particulièrement important, ils ont été célébrés dans divers festivals internationaux, Le Goût de la cerise a même obtenu une Palme d’or en 1997). Ceux-ci posent un certain nombre de problèmes presque insolubles dès que l’on essaie de déterminer leur nature propre. Ils semblent en effet échapper à toutes les catégorisations formelles établies jusqu’ici.
Ils ont une dimension fictionnelle incontestable, mais possèdent dans le même temps une immense part de réel (celle-là même qui est à l’origine d’une certaine incompréhension de la part du public). Leur montage n’est probablement pas étranger à une telle ambivalence, mais il peut aussi nous aider à la dépasser.

1. De la réalité

Parmi les éléments susceptibles de cautionner la thèse du réel dans les films de Kiarostami, le choix des interprètes est sans aucun doute le plus déterminant, le plus influent. En effet, la grande majorité de ces interprètes ne sont pas des acteurs professionnels (le photographe dans Le Vent nous emportera en 1999 et le cinéaste dans Au travers des oliviers en 1994 sont des contre-exemples parmi quelques autres), ils sont souvent choisis à proximité des lieux de tournage (si ce n’est sur ces lieux-mêmes) et campent des personnages peu éloignés finalement de ceux qu’ils incarnent quotidiennement. Il serait donc assez juste de dire qu’ils deviennent et jouent, chez Kiarostami, les personnages de leur propre vie (ce qui n’est pas sans évoquer la méthode pasolinienne et celle d’une partie du néo-réalisme italien). D’où, évidemment, l’attachement tout particulier qu’éprouvent les spectateurs pour ces personnages découverts dans leur milieu (attachement qui leur donne une épaisseur, c’est-à-dire un degré de réalité supplémentaire), abandonnés ensuite, retrouvés parfois d’un film à l’autre, et toujours dépositaires d’une part de réel…

Les villages que l’on traverse, les routes que l’on parcourt avec de tels personnages (la voiture encourage alors de nombreux travellings, elle devient un instrument cinématographique récurrent chez Kiarostami) participent aussi de la dimension documentaire de l’œuvre, tout particulièrement quand ces routes et ces villages rappellent des événements connus de tous (le film retrouve alors une place dans l’Histoire). C’est le cas par exemple dans Et la vie

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