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Collaboration d'Etat et collaborationnistes, fiches de synthèse et cours en Histoire, Maxicours.com

 

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Collaboration d'Etat et collaborationnistes

L'essentiel

Dans les heures les plus noires de l'occupation nazie, nombre de Français, pour des motifs divers, se rangent aux côtés des Allemands. Le régime de Vichy lui aussi suit la voie de la collaboration avec l'occupant à travers une collaboration d'Etat qui se révèle être un jeu de dupes.

1. La diversité des collaborations
a. La collaboration économique
C'est par intérêt que certains se rangent du côté des collaborationnistes. La convention d'armistice de juin 1940 organise un véritable pillage économique de la France par l'occupant allemand. Outre l'indemnité d'occupation – 400 millions de francs par jour en moyenne, soit la moitié du revenu national –, les Allemands exigent des prises de participation dans certaines entreprises françaises et prélèvent une partie de la production nationale. Dans nombre d'entreprises industrielles, l'Allemagne devient ainsi le principal, voire le seul client. C'est le cas, par exemple, pour le fabricant automobile Renault. La disparition du marché automobile mais aussi la reconversion, en 1939, des usines Renault pour produire des chars et des moteurs d'avions, poussent les dirigeants de l'entreprise à fournir l'Allemagne. D'autres entreprises suivent cette voie, comme le fabricant de moteurs d'avions Gnome et Rhône. Ce dernier, comme Renault, est nationalisé à la Libération, pour faits de collaboration.
b. La collaboration idéologique
Cette forme de collaboration, fondée sur la proximité avec les idées nazies, est le fait d'une minorité de Français. Souvent venus au fascisme par
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