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Cours de Latin 5e - Jules César

 
Note par nos Maxinautes :  

Objectif : Connaître la vie et l'œuvre du grand homme politique romain, Jules César.
1. Sa vie
a. De la jeunesse à la conquête de la Gaule (100 à 58 av. J.-C.)
César (Caius Iulius Caesar) naît à Rome le 13 juillet 100 av. J.-C., soit six ans après Cicéron. Il appartient à l'illustre gens Iulia qui prétendait descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus.
En fait, la famille des Julii ne s'était guère distinguée dans les affaires de l'État. Brillant élève à l'école mais aussi au gymnase, il appartient à la jeunesse dorée de Rome. Élève appliqué et intelligent, il s'intéresse à la poésie et à la déclamation. Mais très vite, son ambition le tourne vers la politique, et il est soutenu dans ses débuts par le souvenir de son oncle Marius.
Il fait ses premières armes en Asie où il a un jour l'occasion de se distinguer en se vengeant de pirates qui lui avaient demandé une rançon.

Il parcourt rapidement la carrière des honneurs :

 

  • En 68 av. J.-C., il est élu questeur (quaestor, oris, m : magistrat chargé de rechercher soit les deniers dus à l'État, soit les crimes).
  • En 65 av. J.-C., il est édile (aedilis, is, m : au nombre de quatre, ils ont pour attributions : l'approvisionnement de Rome ; la surveillance du marché, la police de la ville, la garde des archives ; le soin des jeux).
  • En 63 av. J.-C., il est préteur (praetor, oris, m : élu pour un an, il juge des citoyens ou des étrangers) et il essaie, lors de la conjuration de Catilina, de sauver les conjurés car, à ses yeux, un changement de régime aurait favorisé son ambition.
  • Propréteur (préteur sorti de charge) en Espagne, il fait une campagne brillante. En 60 av. J.-C., il conclut avec deux hommes politiques, Pompée et le richissime Crassus, une convention secrète (c'est le premier triumvirat) selon laquelle il devait être nommé consul l'année suivante. Il le fut effectivement et exerça quasi seul sa magistrature ; il resserra ses liens avec Pompée en faisant épouser à celui-ci sa fille unique, Julia.

Pour se faire bien voir du peuple, il fait voter une loi agraire qui octroie des terres aux vétérans. À sa sortie de charge, on lui confie pour cinq ans le gouvernement de la Gaule cisalpine (= l'Italie du Nord), de l'Illyrie et celui de la Gaule transalpine, c'est-à-dire la Province romaine (= environ la Provence actuelle) et la Narbonnaise. Mais il ne cesse, depuis la Gaule, de surveiller les événements de la politique intérieure, soutenant toujours le parti populaire contre le parti du Sénat.

 

b. La conquête de la Gaule (58 à 52 av. J.-C.)
Elle est entreprise sur un prétexte : les Helvètes prétendent traverser la Province romaine pour aller en Saintonge. César leur barre la route et en deux ans, marqués par des victoires retentissantes, notamment sur le chef germain Arioviste, il semble avoir conquis la Gaule entière ; sa célébrité à Rome est alors immense.

De 56 à 52 av. J.-C., César consolide l'autorité de Rome en Gaule, en multipliant les actions militaires, mais aussi en jouant sur les rivalités entre les différents peuples gaulois. Il passe au-delà du Rhin, débarque en Bretagne (la Grande Bretagne actuelle), frappant de plus en plus ses concitoyens d'étonnement et d'admiration.
Cependant, la révolte s'organise peu à peu en Gaule et Vercingétorix, un chef arverne (= de l'Auvergne) organise une résistance nationale.
César s'empare d'Avaricum (Bourges), mais subit un échec à Gergovie (près de Clermont-Ferrand) ; la lutte décisive se livre autour d'Alésia, en Bourgogne, où la résistance gauloise est abattue mais non sans mal et après un très long siège. Les dernières résistances sont brisées à Uxellodunum, dans le Lot.

 

c. La guerre civile (50 à 48 av. J.-C.)
Les difficultés de la conquête en Gaule avaient porté une atteinte considérable au prestige de César à Rome et, pendant son absence, les liens du triumvirat s'étaient dénoués : Julia était morte, Crassus avait péri dans une expédition et Pompée devenait l'homme fort de Rome.

L'ambition de César ne pouvait s'accommoder d'une telle situation. Il brigue alors le consulat en étant absent de Rome. Or la loi exigeait la comparution personnelle des candidats ; mais César craignait, s'il rentrait seul à Rome, les attaques de ses adversaires. On demande néanmoins à César de licencier son armée et de quitter sa province (en janvier 49 av. J.-C.) ; César refuse d'obéir et, franchissant le Rubicon (petite rivière au sud de la Gaule cisalpine), il envahit l'Italie.

César s'était donc mis en rébellion contre l'État. Il s'élance vers Rome pour empêcher la mobilisation de ses adversaires. Pompée s'empresse de partir en Orient. En deux mois, César devient maître de toute l'Italie. Il s'empare de Marseille et vient à bout des troupes pompéiennes en Espagne.

Au début de l'année 48 av. J.-C., César, nommé consul, franchit l'Adriatique. Son armée se heurte à l'armée de Pompée, bien supérieure en nombre mais mal organisée et trop confiante en elle, dans la plaine de Pharsale, en Thessalie. La victoire de César est totale.
Pompée s'enfuit en Égypte, où il est assassiné sur la plage d'Alexandrie sur ordre de Ptolémée, le frère de Cléopâtre.

 

d. De Pharsale à la mort (48 à 44 av. J.-C.)
César arrive en Égypte, châtie les meurtriers et donne le trône à Cléopâtre dont il devient l'amant. Puis il fait campagne contre Pharnace, le fils de Mithridate, qui tentait de conquérir la province du Pont en Asie Mineure. Il l'écrase en -47 à Zéla. C'est à propos de cette victoire qu'il dit un jour : Veni, vidi, vici : « Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ».
Revenu à Rome, il est contraint de repartir en Afrique où les forces républicaines s'étaient reconstituées. Il les écrase à Thapsus : cinquante mille pompéiens périssent et Caton se suicide à Utique.

De retour à Rome, César doit de nouveau repartir en Espagne où les fils de Pompée ont levé une armée ; César en triomphe à Munda, près de Cordoue (15 mars 45 av. J.-C.) : près de trente mille hommes périssent.

César se trouve véritablement maître du monde de l'époque. À Rome, il est nommé dictateur à vie ; objet d'un véritable culte, il occupe un siège en or dans la Curie, obtient le droit de marquer de son effigie les monnaies de Rome, etc.

Bien qu'en possession du pouvoir absolu, César va gouverner dans l'intérêt général : il s'efforce de procurer du travail aux pauvres et de reconstituer la classe moyenne ; il donne des terres à ses vétérans pour fonder des colonies en Italie, en Afrique ou en Grèce, mais avec obligation de garder leurs terres pendant vingt ans. Il prend des mesures de sécurité contre les agitateurs, réforme le système des impôts, impose un contrôle sévère sur la gestion des magistrats et des gouverneurs de province, etc.

Cependant, à Rome, ses ennemis ne désarment pas et même ceux qui se sont ralliés à lui comprennent vite qu'il entend demeurer le maître absolu et inaugurer un régime politique nouveau. Un complot est donc tramé contre lui où entrent de nombreux sénateurs, dont Cassius et Brutus (neveu de Caton), ardents ennemis de toute tyrannie.
César est assassiné en pleine séance du Sénat, le jour des ides de mars, le 15 mars 44 av. J.-C.

 

2. Son œuvre
L'œuvre historique de Jules César est rassemblée dans les Commentarii ou Commentaires : ils comprennent un Bellum gallicum (ou Bello gallico) et un Bellum civile (ou De bello civili).
Ce sont des mémoires d'homme de guerre et d'homme politique, un recueil de rapports et de documents réunis dans une sorte de journal.

 

  • Les Commentaires sur la guerre des Gaules, publiés sans doute en 51 av. J.-C., relatent dans l'ordre chronologique, en sept livres, les campagnes de César. Chaque année raconte une opération militaire, de 58 à 52 av. J.-C.

     

  • Les Commentaires sur la guerre civile comprennent trois livres, rapportant les événements des années 49 et 48 av. J.-C. et prenant fin avec la mort de Pompée assassiné en Égypte.

Les Commentaires ont un intérêt documentaire évident. César parle de faits dont il fut le témoin ou qu'il connaît de source sûre ; il a su observer avec lucidité et juger avec pénétration. Mais il n'a jamais voulu faire œuvre d'érudit ni même d'historien. Il écrit des livres de propagande.

César, dans ses Commentaires, est un historien assez véridique, mais qui excelle à servir sa gloire personnelle (apologie habile et discrète).

L'essentiel

Jules César, lors une carrière politique mémorable, a conquis la Gaule mais aussi l'Italie et l'Afrique. À Rome, il gouverne dans l'intérêt de son peuple. Maître absolu du pouvoir, il sera assassiné par ses ennemis, en 44 av. J.-C.

Il laisse une œuvre, les Commentaires, ses mémoires d'homme de guerre et d'homme politique.

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