AccueilAccueil N° Azur : 0 810 10 14 18
Maxicours.com, Le N°1 du soutien scolaire sur Internet

Faut-il tout vouloir expliquer ? (Expliquer et comprendre), fiches de synthèse et cours en Philosophie, Maxicours.com

 

Toutes les matières 

Philosophie 

Terminale STG 

Faut-il tout vouloir expliquer ? (Expliquer et comprendre)

Le mot « explication », du latin ex-plicare, signifie littéralement : « déplier », suivant une métaphore du « pli » et du « dépliement » qui implique qu’expliquer consiste à faire apparaître ce qui était auparavant caché, à découvrir ce qui était auparavant dissimulé et inconnu.

Le problème précis que pose alors la notion d’explication n’est pas seulement celui, assez superficiel à vrai dire, qui consisterait à se demander s’il est souhaitable de laisser demeurer une part de « mystère » dans l’existence humaine, mais il s’agit plutôt de se demander si, là où une connaissance est souhaitable ou possible, elle doit cependant toujours consister à expliquer, c’est-à-dire comme l’écrivait Pierre Duhem à « dépouiller la réalité des apparences qui l’enveloppent comme des voiles, afin de voir cette réalité face à face » ? (La théorie physique, I, 1, §1).
1. L’explication comme tâche métaphysique plutôt que scientifique
a. L’explication comme recherche des causes
 Expliquer, au sens le plus classique, c’est pouvoir énoncer les causes, le « pourquoi » des phénomènes observés : expliquer un phénomène naturel (par exemple le fait qu’un aimant attire un morceau de fer), c’est pouvoir énoncer ses causes, que nous n’apercevons pas d’abord (par exemple dans le cas de la théorie atomiste, en termes de mouvements de corpuscules magnétiques invisibles).
b. L’explication comme recherche des principes premiers
Plus radicalement parfois, expliquer, c’est rechercher des causes ou des principes premiers, c’est-à-dire ceux au-delà desquels on n’a plus à remonter ni à chercher aucune cause antérieure ; il s’agit en d’autres termes de trouver l’origine absolue de toutes choses : la volonté et la création divines par exemple, qui sont pour la métaphysique classique « l’origine radicale » de toutes choses, suivant la formule de Leibniz.
c. Tout expliquer : une volonté contradictoire
Or il n’est pas certain que la science se doive ainsi de rechercher des causes, et particulièrement des causes premières et absolues : selon A. Comte, une telle tendance à vouloir tout expliquer par des causes est ce qui est caractéristique au contraire de l’enfance de l’humanité, de l’esprit théologique ou métaphysique, et non point de ce qu’il appelle l’esprit positif, ou proprement scientifique, puisqu’elle consiste à poser (ou à imaginer) des causes invisibles qui prétendent rendre compte du visible.

La volonté, comme le dira Pierre Duhem, de découvrir la nature et les causes cachées des phénomènes ne saurait être celle de la science, car elle conduit celle-ci à dépendre de thèses métaphysiques qui demeurent incertaines ou discutables : celui qui explique l’ensemble des phénomènes en posant l’existence d’atomes invisibles et impalpables ne peut ultimement justifier l’existence de ceux-ci. 

En d’autres termes, l
... Cette fiche de cours t'intéresse ?
N'attends plus pour la voir en intégralité !
Je découvre gratuitement