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Objectif L’observation d’objets nécessite la collaboration de plusieurs aires visuelles spécialisées. Il existe cependant des activités comme la lecture qui, en plus de la perception visuelle, mettent en jeu des processus plus complexes nécessitant une mémorisation, un apprentissage. 1. L’apprentissage de la lecture et plasticité cérébrale Vous lisez et comprenez ces lignes avec l'impression que cela ne vous demande aucun effort. Et pourtant, ce phénomène est le résultat d'une série de périodes complexes d'apprentissages, qui se sont déroulées le plus souvent dans la petite enfance, puis durant les années d'écoles maternelle et primaire, parallèlement à la maturation du cerveau. Au cours de ces périodes on voit se modifier le volume des aires cérébrales impliquées sous l’effet de l’augmentation du nombre de connexions entre les cellules nerveuses. Cette capacité du cerveau à évoluer est appelée plasticité cérébrale. ![]() La plasticité? cérébrale est d’autant plus active qu’elle se produit chez un organisme jeune. C’est pourquoi il est préférable que l’apprentissage de la lecture, qui nécessite la formation de nouvelles connexions, se fasse dans les premières années qui suivent la naissance, au cours d’une période ou? le cerveau de l’enfant n’est pas encore totalement mature et permet une plasticité? optimale. Cependant il n’existe pas de limite d’âge pour apprendre à lire. L'apprentissage tardif de la lecture entraîne pratiquement les mêmes modifications cérébrales chez un adulte que s'il N'attends plus pour la voir en intégralité ! |