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Les droits de l'homme, fiches de synthèse et cours en Philosophie, Maxicours.com

 
On a coutume de parler des « droits de l'homme et du citoyen ». Une telle formule distingue d'emblée les droits garantis par l'Etat des droits naturels de l'homme. Elle signifie que les droits du citoyen peuvent se poser à distance des droits inaliénables dont il dispose naturellement de par sa seule humanité.
Les deux domaines ne se recouvrent pas nécessairement. Surtout, les droits de l'homme – parce qu'ils précèdent l'élaboration du droit positif – en permettent l'évaluation. Comment sinon juger de la valeur d'un Etat, de sa légitimité ?

Mais si les droits de l'homme trouvent leur point d'ancrage dans la nature humaine, sont-ils pour autant évidents ? Et les principes censés les protéger sont-ils réellement pertinents ?

1. Un fondement dans la nature
a. Un critère de légitimité
Les droits de l'homme constitue une valeur au nom de laquelle on peut prendre position à l'égard du droit institué au sein d'un Etat. Sans critère supérieur susceptible d'éclairer la légitimité des différents régimes politiques, force est de reconnaître à chaque droit positif une valeur intrinsèque. Or, cette valeur se mesure à l'aune des droits humains élémentaires dans la mesure où ceux-ci s'imposent comme référence transcendante.

C'est au nom de ces droits élémentaires que Thomas d'Aquin dans la Somme théologique (secunda secundae, question 69, article 4) peut accorder à l'homme condamné injustement le droit de refuser la sentence.

b. Une morale naturelle
Si certains droits apparaissent inaliénables, c'est bien qu'ils s'imposent à l'homme naturellement. Ces droits trouvent leur fondement dans une raison marquée spontanément par ce que Kant appelle « impératif
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