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Les Confessions, livre XI, « Qu'est ce que le temps ? », saint Augustin : analyse et commentaire, fiches de synthèse et cours en Philosophie, Maxicours.com

 

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Philosophie 

Terminale L 

Les Confessions, livre XI, « Qu'est ce que le temps ? », saint Augustin : analyse et commentaire

1. Présentation générale du texte
a. L’auteur : saint Augustin (354-430 après J.-C.)
Augustin est un penseur du IVe siècle après J.-C. qui vécut en Afrique du Nord. Il se convertit au christianisme et raconta sa jeunesse dissolue et sa conversion à Dieu dans un de ses plus grands ouvrages, Les Confessions.

Dans le livre XI des Confessions, il mène une longue et approfondie réflexion sur le temps. Après avoir affirmé que le temps a été créé par Dieu et qu’il n’existait pas avant celui-ci, il cherche à comprendre quel est l’être du temps.
b. Le thème, la thèse et le problème du texte

- Le thème abordé dans le texte est le temps. Il s’agit plus précisément d’en donner une définition, en dépassant la simple intuition sensible qu’on peut en avoir.

- La thèse d’Augustin est que le temps est un être évanescent qui ne se donne qu’au présent et qui n’a d’existence que dans la conscience de l’homme.

- Le problème du texte peut se formuler ainsi : comment donner une réalité ontologique, c'est-à-dire une présence actuelle et réelle, à des temporalités qui, par définition, n’existent que dans l’absence – ce qui n’est plus (pour le passé) ou ce qui n’est pas encore (pour l’avenir) ?

c. Le plan du texte
Les deux premiers paragraphes (chapitre XIV) : le paradoxe du temps. J’ai une intuition immédiate et claire du temps, mais je suis incapable de le conceptualiser et d’en donner une définition précise. La raison principale en est que le temps suppose le changement.

Le 3e paragraphe (chapitre XVIII) : le temps est passage d’un néant à l’autre et il ne semble avoir pour lieu que le présent.

Le 4e paragraphe (chapitre XX) : résolution de l’énigme par une rectification du langage. Il n’y a pas trois temps, mais trois présents.
2. L’énigme du temps
a. Une aporie
Augustin part du constat d’un paradoxe : alors que j’ai une intime conviction de ce qu’est le temps, comme si j’avais toujours eu cette intuition en moi, je suis pourtant incapable de le définir. Je suis dans l’embarras dès qu’il s’agit de donner une définition du temps, c'est-à-dire lorsque j’essaie de le délimiter conceptuellement et de caractériser son essence propre.
 
Il y a à la fois une évidence (« je le sais ») et une impossibilité de donner une formulation théorique à cette certitude (« si on me le demande, je ne le sais plus »). Le temps est donc une expérience intime que chacun fait en soi et qui résiste à toute analyse d’ordre conceptuel et explicatif. C’est à la fois la plus familière et la plus étrange des réalités.

C’est pour cette raison qu’on peut parler d’aporie : une aporie est une sorte d’impasse dans laquelle la pensée ne sait comment sortir. Elle marque un arrêt dans la
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