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Conscience et connaissance de soi, fiches de synthèse et cours en Philosophie, Maxicours.com

 

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Philosophie 

Terminale L 

Conscience et connaissance de soi

La conscience est la faculté par laquelle l'homme est capable de penser ce qu'il vit et dès lors de se penser lui-même. On pourrait donc admettre que la conscience que l'on prend de soi-même équivaut à une connaissance de soi. Or, s'il ne fait pas de doute que la conscience permet de savoir que l'on existe, il n'est pas certain qu'elle puisse permettre la connaissance de soi. Autrement dit, le fait d'être conscient de soi induit-il le fait de se connaître soi-même ?
1. La conscience rend possible la connaissance de soi
a. Se connaître soi-même est le principe de toute sagesse
Chacun aspire à savoir qui il est. Il semble que ce soit la condition essentielle pour mener une existence sensée et cohérente. En l'absence de cette connaissance, je cours le risque de m'égarer, d'entreprendre des projets ou de tenir des discours dans lesquels demain je ne me reconnaîtrai plus. Ne pas se connaître ou se faire des illusions sur soi conduit inévitablement à l'échec.
b. La conscience est équivalente à la pensée
C'est au XVIIe siècle, avec Descartes, que la conscience (de soi) est posée comme la terre natale de la vérité, et comprise comme certitude résistant au doute : la certitude naît du doute. Descartes montre que par l'intermédiaire du doute, la conscience fait, en quelque sorte, l'expérience de la certitude de l'existence de soi (Discours de la méthode, 1637). Descartes se propose de rejeter comme absolument faux, tout ce en quoi je pourrais imaginer le moindre doute, afin de voir s'il ne resterait point, après cela, quelque chose en ma créance, qui fût entièrement indubitable. (...) Mais aussitôt après, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la philosophie que je cherchais.
Autrement dit, pour que le doute soit possible, il faut nécessairement un sujet qui doute : le doute suppose en effet la pensée, laquelle suppose à son tour un sujet pensant. Descartes parvient ainsi à une première vérité, à un
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