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Cours de Terminale STMG - Les soldes intermédiaires de gestion

 

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Note par nos Maxinautes :  

Objectifs : que sont les soldes intermédiaires de gestion ? Quelles sont les étapes de la formation du résultat permettant d’évaluer la santé financière de l’entreprise ?

1. Présentation du tableau des soldes intermédiaires de gestion
Le compte de résultat permet de connaître tous les produits et toutes les charges de l’exercice d’une entreprise.
Le tableau des soldes intermédiaires de gestion du Plan comptable général (PCG) de 1982 fait ressortir une suite de soldes entre certains produits et certaines charges. 

2. Le calcul des 9 différents soldes intermédiaires de gestion
a. La marge commerciale et/ou la production de l’exercice
La marge commerciale

La marge commerciale est l’indicateur le plus pertinent dans le cas des entreprises commerciales, c’est-à-dire essentiellement les entreprises de négoce et de distribution. L'activité de l'entreprise commerciale est la revente de marchandises en l'état.

Ventes de marchandises (compte 707 – 7097)
– Coût d’achat des marchandises vendues
(achats de marchandises – compte 607 - 6097
± Variation de stocks de marchandises compte 6037)
= Marge commerciale (pour les entreprises commerciales)

La marge commerciale correspond au montant qui se dégage de la différence entre les ventes et les achats de marchandises (modulée par plus ou moins la variation des stocks). L'analyse de la marge commerciale permet d'adapter les prix de vente par rapport aux prix d'achat ou de situer l'entreprise par rapport à la concurrence.

La production de l’exercice

La notion de Production est réservée aux entreprises ayant une activité de transformation ou d’élaboration de biens et services.

Production vendue (compte 70-709)
± Production stockée (évaluée au coût de production – compte 713)
+ Production immobilisée (évaluée au coût de production – compte 72)
= Production de l'exercice

La production est un indicateur qui sera préféré pour analyser les entreprises de services ou les entreprises industrielles. Elle permet d'apprécier le montant qu'une entreprise tire de son activité avant déduction des frais inhérents à la fabrication et à la commercialisation.
b. La valeur ajoutée (VA)
La valeur ajoutée correspond à l'apport que l'entreprise fait au monde économique extérieur. Notons que la somme de la valeur ajoutée de chacune des entreprises d'une nation détermine sa production intérieure brute.

Marge commerciale
+ Production de l’exercice
- Consommations de l’exercice en provenance de tiers

(comptes 60, 61, 62, - 609)
( 3 ) = Valeur Ajoutée de l’entreprise

La valeur ajoutée permet de classer les entreprises selon un critère de taille, de mesurer l’importance relative des diverses activités exercées dans l’entreprise et d’apprécier le développement ou la régression de l’activité de l’entreprise. La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l'entreprise. Cette richesse sera partagée par les différents acteurs participant à la vie de l'entreprise :

- le personnel de l'entreprise, aux moyens de salaires et de prestations sociales,
- les fournisseurs de capitaux, aussi bien de capitaux empruntés par l'intermédiaire de banques, que de fournisseurs de capitaux propres par l'intermédiaire de paiement de dividendes,
- l'Etat et les collectivités locales par l'intermédiaire de l'impôt,
- l'entreprise pour compenser l'usure des actifs et pour s'autofinancer.

La valeur ajoutée est plus significative que la notion de production puisqu’elle mesure la richesse réelle créée par l’entreprise du fait de son activité productive, et c’est grâce à ce supplément de valeur que l’entreprise va pouvoir rémunérer les différents acteurs qui ont contribués à sa production.

En effet, une entreprise est une structure organisée ayant pour finalité la production et la vente d’un bien ou service grâce à l'utilisation d'un certain nombre de facteurs de production (facteur travail et facteur capital) et avec l'aide d'un certain nombre des partenaires externes (apporteurs de capitaux...).
c. L’excédent brut d’exploitation (EBE)
L'excédent brut d'exploitation est le solde généré par l'activité courante de l'entreprise sans prendre en compte sa politique d'investissement et sa gestion financière. Cet indicateur donne une vision objective de l'entreprise et permet de déterminer la rentabilité de son exploitation courante. On appelle EBE ce qui reste à l’entreprise une fois que les salariés et l’Etat sont rémunérés.

C'est une ressource produite par l'entreprise qui va permettre d'une part de rémunérer les apporteurs de capitaux (banques et porteurs de parts ou d'actions), et d'autre part de pouvoir s'autofinancer, de maintenir ses investissements.

Plus la structure capitalistique de l'entreprise est élevée, plus l'EBE doit être élevé. L'EBE est indépendant de la politique de financement (emprunt ou augmentation de capital) et d'amortissement de l'entreprise et joue un rôle important dans la comparaison entre entreprises. L’EBE est donc un bon indicateur de la performance industrielle et commerciale de l’entreprise.

Valeur Ajoutée de l’entreprise
+ Subventions d’investissement
(comptes 74)
- Impôts, taxes et versements assimilés (comptes 63)
- Charges de personnel (compte 64)
= Excédent Brut d’Exploitation

L'excédent brut d'exploitation se calcule à partir de la valeur ajoutée, de laquelle sont déduites les charges de personnel, les impôts et taxes et sont ajoutées les subventions d'exploitation et certaines provisions. Dans le cas où cet indicateur est négatif, on parlera d'Insuffisance brute d'exploitation.
d. Le résultat d’exploitation
Les politiques de financement n'interviennent pas dans le calcul du résultat d'exploitation. Le résultat d’exploitation mesure la performance industrielle et commerciale d’une entreprise quel que soit le mode de production utilisé. Ce résultat est un bon indicateur de l’efficacité du mode de production d’une entreprise. Il est aussi plus significatif que le résultat de l’exercice qui prend en compte des éléments relatifs soit à des éléments exceptionnels, soit à la politique de financement suivie par une entreprise.

Excédent Brut d’Exploitation
+ Reprises sur provisions d'exploitation
(compte 781)
+ Autres produits d’exploitation
(compte 75)
+ transfert de charges d’exploitation
(compte 791)
- Dotation aux amortissements et provisions (compte 681)
- Autres charges d’exploitation
(compte 65)
= Résultat d’exploitation

e. Le résultat financier
Le résultat financier constate la différence entre les produits et les charges financières. Le résultat financier peut être positif ou négatif.

Produits financiers (comptes 76, 786 et 796)
- Charges financières (compte 66 et 686)
= Résultat financier

f. Le résultat courant avant impôts
Le résultat courant avant impôts met en évidence le résultat de l’entreprise avant impôts sur les sociétés par cumul du résultat d’exploitation et du résultat financier.

Résultat d’exploitation
+ Résultat financier
(=produits financiers - charges financières)
= Résultat courant avant impôt

Ce résultat, contrairement au précédent, tient compte du mode de financement de l’entreprise (poids des charges financières dans le cadre d’un financement étranger important). Il en résulte des opérations ordinaires d’exploitation et de financement.
g. Le résultat exceptionnel
Le résultat exceptionnel constate la différence entre les produits et les charges exceptionnelles. Ce résultat peut être positif ou négatif.

Produits exceptionnels (comptes 77, 787, 797)
- Charges exceptionnelles (comptes 67 et 687)
= Résultat exceptionnel

h. Le résultat de l’exercice
Le résultat de l’exercice est le solde définitif du compte de résultat et il peut être négatif ou positif.

Résultat courant avant impôt
+ Résultat exceptionnel
- Impôt sur les bénéfices
(compte 695 – 696 et 697)
- Participation des salariés (compte 691)
= Résultat de l’exercice

i. La plus ou moins value nette sur cession d’éléments d’actif
Dans le tableau des soldes intermédiaires de gestion est mis en évidence la plus ou moins-value nette sur cessions d’éléments d’actif.

Produits sur cessions d’éléments d’actif (compte 775)
- Valeurs comptables des éléments cédés
(compte 675)
= Plus ou moins value sur cession d’éléments d’actif

La plus ou moins-value de cession n’est pas un solde comme les autres ; elle est déjà incluse dans le résultat exceptionnel.
L’essentiel

Les différents soldes calculés sans les soldes intermédiaires de gestion sont : la marge commerciale, la production de l’exercice, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation, le résultat d’exploitation, le résultat financier, le résultat courant avant impôts, le résultat exceptionnel, le résultat de l’exercice et la plus ou moins value sur cession d’éléments d’actif.
Ces différents soldes vont permettre de calculer des ratios afin de vérifier la santé financière de l’entreprise.
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