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Les passions, fiches de synthèse et cours en Philosophie, Maxicours.com

 
Affection durable de la conscience, la passion envahit l'homme et subordonne tout son être à son attention. Elle se caractérise par l'intérêt exclusif porté à un seul objet (que Stendhal illustre par l'expérience de la cristallisation). Considérée d'abord selon la tradition classique comme une maladie de l'âme à laquelle il fallait trouver des remèdes, la passion est devenue accomplissement de l'être, source de dépassement de la condition humaine.
1. Les passions comme maladie
a. Une étymologie étroitement reliée à la souffrance
« Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue, un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ; mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler [...]. Contre moi-même enfin j'osais me révolter » (Racine, Phèdre, I, 3). Le personnage de Phèdre, en proie à une lutte interne entre un moi passionné, sous l'emprise de phénomènes extérieurs, et une conscience raisonnable, ne témoigne-t-il pas parfaitement de l'étymologie de la passion « supporter », « endurer passivement » et « souffrir » ?
C'est bien ce sens que va lui attribuer la tradition philosophique classique et particulièrement Descartes qui s'appuie sur la médecine issue d'Hippocrate puis d'Aristote.
b. Une maladie
Descartes, dans Les Passions de l'âme, affirme en effet que la passion découle d'un déséquilibre au sein des humeurs (au nombre de quatre : le sang, la bile jaune, la bile noire et le phlegme) qui vient perturber l'activité libre de la
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