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Cours de Latin 4e - L'opposition entre patriciens et plébéiens

 

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cours de Latin 

4e 

L'opposition entre patriciens et plébéiens

Note par nos Maxinautes :  

L'opposition entre les deux grandes classes composant la société romaine est indissociable de l'histoire de la République : elle éclate peu d'années après l'avènement de celle-ci et va rythmer, d'affrontements en compromis, l'évolution de ses institutions.

 

1. Les catégories sociales à Rome
Si les notions de plèbe et de patriciat ont toujours été opposées l'une à l'autre, il faut cependant voir que chacune a recouvert des réalités différentes selon les périodes.

 

a. Les patriciens à travers les époques
L'origine de cette classe remonte aux débuts de l'histoire de Rome, c'est-à-dire aux débuts de la Rome royale : on considère traditionnellement qu'il s'agissait des cent premières familles à s'être installées sur le site des sept collines. L'idée de famille est fondatrice pour les patriciens puisqu'ils se définissent comme descendants d'un ancêtre divinisé, auquel ils rendent un culte, les sacra gentilica. Les familles se reconnaissant le même ancêtre forment une gens. Les membres d'une même gens portent le même nomen gentilicum ou gentilice, le premier des tria nomina.
Dans la Rome royale, les patriciens constituent une véritable aristocratie, qui tend à se renforcer dans les domaines politique, religieux et militaire : elle a fait valoir au conseil fédéral un droit à l'hérédité, elle cumule les sacerdoces religieux (comme les Flamines majeurs) et encadre l'armée. La Rome royale a ainsi vu naître une noblesse héréditaire, qui ne se désigne plus seulement par le terme de patres, mais aussi par celui de patricii, c'est-à-dire « descendants de patres ». Mais cette noblesse prend en horreur la royauté étrusque, qui s'est construite au-dessus d'elle. Elle va précipiter l'avènement de la République, prenant une part active à la révolution de 509 av. J.-C.  qui chasse le dernier des Tarquins.

La noblesse des patriciens met sur pied la constitution républicaine des origines ; c'est un modèle parfait d'oligarchie (type de gouvernement où le pouvoir est aux mains d'un petit nombre de personnes). Le patriciat fait du consulat la source de son pouvoir politique et, sur cette base, devient de plus en plus fermé sur lui-même. On assiste véritablement à la création d'un patriciat républicain qui restreint toujours plus l'accès au consulat, organe majeur du pouvoir politique : nous savons d'après les annales qu'à partir de 433 av. J.-C., tous les consuls sont des descendants directs d'anciens consuls. Les membres des autres magistratures peu à peu créées provenaient, dans leur écrasante majorité, du même cercle restreint. Le pouvoir (l'imperium) consulaire se dote même d'une légitimité religieuse à travers une cérémonie d'investiture placée sous les auspices de Jupiter.
Les patriciens, comme à l'époque royale, sont à la tête des principaux sacerdoces et, naturellement, possèdent la grande majorité des richesses.

 

b. 494 av. J.-C. : l'acte de naissance de la plèbe
La définition de la plèbe fut longtemps négative : par « plèbe » on entendait ce qui n'était pas le patriciat.
Pour l'époque royale, on évoque les descendants des peuples vaincus, des individus arrivés plus tardivement sur le sol romain... Cette définition manque de pertinence, ne serait-ce que parce qu'elle regroupe sous un même terme des catégories bien différentes : hommes libres pauvres ou riches, clients, affranchis, esclaves, urbains et ruraux, etc.

Il semble plus intéressant de considérer que la plèbe, qui se définit alors comme une force politique et est constituée de la masse des citoyens, naît

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