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Cours de Français - Les subordonnées circonstancielles de concession (les concessives)

 

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cours de Français 

Les subordonnées circonstancielles de concession (les concessives)

Note par nos Maxinautes :  

Objectifs :
Reconnaître les subordonnées concessives et savoir les construire.
1. Définition
La subordonnée de concession, appelée aussi concessive, est une proposition qui assume la fonction de complément circonstanciel de concession du verbe principal dont elle dépend.

Elle exprime une contradiction entre deux faits dépendants l'un de l'autre (contrairement à la subordonnée oppositive) : le rapport de cause à effet attendu est alors démenti.

Exemple :
Bien que Kamel soit fatigué, il continue à travailler.
           Proposition A                         Proposition B

Le fait exprimé par la proposition A est opposé au fait exprimé par la proposition B et devrait logiquement empêcher l'existence de B : Kamel étant fatigué, il ne devrait pas continuer à travailler ; pourtant, il le fait. La cause n'a donc pas l'effet attendu.
Les faits des propositions A et B sont, dès lors, opposés et contradictoires : la proposition A exprime bien une concession.

2. Les outils subordonnants
À l'exception des subordonnées participiales, la subordonnée concessive est une proposition conjonctive introduite par :

• une conjonction ou une locution conjonctive de subordination : alors que, tandis que, bien que, quoique, loin que, sans que, quand bien même, alors même que, même si, encore que.

Remarque :
Les subordonnées introduites par bien que et quoique peuvent être elliptiques (le verbe est sous-entendu !).

Exemple : Quoique mécontent, il vint à la réunion.

• un système corrélatif constitué d'un adverbe, d'un adjectif indéfini ou d'un pronom relatif suivi de que : – si/tant/tout/aussi/quelque... que, encadrant un adjectif, un participe ou un adverbe, restent invariables ;

Exemple
: Si intelligent qu'il fût, il ne comprit rien.quelque(s)/quel(le)s... que, encadrant un nom, s'accordent avec ce nom dont ils sont l'attribut ;

Exemple
: Quelques sottises qu'il fasse, il sera pardonné.qui que/quoi que/où que.

Exemple
: Quoi que tu dises, je ne te pardonnerai pas.
3. Le mode
Au subjonctif, en général.

Exemple : Bien qu'il fasse beau, je n'irai pas à la piscine. À l'indicatif, après tout... que, alors même que, même si.

Exemple : Même s'il fait beau, je n'irai pas à la piscine. Au conditionnel, avec une nuance d'hypothèse, après quand bien même, alors même que.

Exemple : Quand bien même il ferait beau, je n'irai pas à la piscine.
4. Difficultés : les homophones
Il faut éviter de confondre quoique, conjonction de subordination (synonyme de bien que) et quoi que, pronom relatif (qui signifie quelle que soit la chose que).

Exemples :
Quoiqu'il dise des inepties, nous le croyons.
Quoi qu'il dise, nous le croyons.

Il faut éviter de confondre :
quelque (adverbe) + adjectif + que ;

Exemple : Quelque intelligents qu'ils soient, ils ne réussiront pas.quelque(s) (adjectif indéfini) + nom + que ;

Exemple
: Quelques sottises qu'il fasse, il sera pardonné.quel(le)s (adjectif relatif) + que + verbe au subjonctif.

Exemple : Quelle que soit votre décision, je viendrai.
L'essentiel
La proposition subordonnée concessive établit une relation d'opposition et de contradiction avec le fait de la principale dont elle dépend grammaticalement et logiquement.
Introduite par une conjonction, une locution conjonctive de subordination ou par un système corrélatif, elle est en général au subjonctif, mais on peut trouver parfois l'indicatif ou le conditionnel.
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