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Cours de Histoire-géographie 4e - La Révolution, l'Empire et les religions


Note par nos Maxinautes :  
Quelle place était accordée à la religion dans la Révolution française ?
1. Les prêtres catholiques ennemis de la Révolution
Après le vote de la Constitution civile du clergé en juillet 1790, les prêtres étaient considérés comme des fonctionnaires et devaient prêter serment de fidélité à la Constitution. De plus, tous leurs biens étaient confisqués et devenaient la propriété de la nation.

Le pape s’opposait à cette mesure et les prêtres se divisaient. Les uns acceptèrent de prêter le serment exigé par la Constituante, mais d’autres le refusèrent : c’étaient les Réfractaires. Ces Réfractaires souhaitaient rester fidèles au pape. À cause de leur refus, ils furent accusés d'être des contre-révolutionnaires et ils furent traqués et exécutés. Attachés aux traditions religieuses et à leurs prêtres, les insurgés vendéens, les chouans, prirent leur défense face aux républicains qui les pourchassaient.

Doc. 1. Exécution des Réfractaires en 1792

2. Les nouveaux cultes républicains
La proclamation de la liberté religieuse en 1789 commença à modifier les rapports qu'entretenait le peuple avec la religion. Peu à peu une lente déchristianisation s'amorça. Les révolutionnaires voulaient changer les mentalités et obliger les Français à penser autrement. Ils développèrent la lutte contre la religion chrétienne et utilisèrent de plus en plus les églises pour des réunions politiques. Le mariage civil remplaça le mariage religieux et l'état civil enregistrait les naissances et les décès à la place des registres des paroisses. Un calendrier révolutionnaire décompta le temps d'une nouvelle façon en changeant les noms des mois et en remplaçant les fêtes des saints par la célébration d'une plante ou d'un animal.

De nouveaux cultes dédiés à la République se développèrent grâce à la déchristianisation de la société. Ainsi, pour extirper définitivement le christianisme, le gouvernement tenta de créer une nouvelle religion, celle de l'Être suprême. Un nouveau culte fut organisé et Notre-Dame de Paris devint le temple de la déesse Raison. La grande fête de l'Être suprême qui fut célébrée le 20 prairial, An II (le 8 juin 1794) symbolisait la victoire du nouveau culte sur le Dieu des Chrétiens.
3. Le Concordat
Lassé par les révoltes vendéennes et pour bénéficier du soutien des catholiques, Napoléon Bonaparte décida de mettre fin à la déchristianisation. Un concordat, signé avec le Pape en 1801, ramenait la paix religieuse. Grâce à cet accord entre le Pape et Napoléon Bonaparte, les évêques étaient nommés par le Premier consul et recevaient l’investiture canonique du Pape. Les prêtres, payés par l’Etat, prêtaient serment de fidélité. La liberté des cultes était garantie.

Doc. 2. Signature du concordat par le Pape Pie VII

Cependant, le mariage républicain était toujours maintenu et le divorce était encore autorisé. De plus, les prêtres ne devaient pas critiquer le gouvernement et devaient glorifier le régime. Un catéchisme impérial, rédigé en 1806, faisait de la fidélité à l'Empereur un devoir pour tout chrétien. L'Église était utilisée comme moyen de propagande.
L'essentiel
Les révolutionnaires réorganisèrent le clergé pour mieux le contrôler. En même temps, ils voulaient déchristianiser la société et établir des cultes républicains qui servaient la cause de la Révolution. Cette politique provoqua des révoltes et des insurrections. Pour ramener la paix à l'intérieur du territoire, Napoléon Bonaparte signa un Concordat avec le pape tout en faisant en sorte de contrôler le clergé.
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