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1. Une religiosité originale marquée par le polythéisme et les rites publics a. Des dieux et des héros proches des hommes La religion grecque est polythéiste. Elle est donc composée d'un panthéon de dieux nombreux et de héros comme Thésée ou Hercule. Ces divinités interviennent dans la vie des hommes comme le rapportent les récits mythologiques. C'est ainsi que, selon la légende, la ville d'Athènes doit son nom à un choix des Athéniens entre Poséidon, dieu de la mer et Athéna, déesse des arts et de l'industrie. Les dieux interviennent donc dans la vie des hommes et il faut les remercier pour leur protection et leurs bienfait ou subir leur courroux. Cela crée une relation à la fois individuelle entre tel ou tel dieu et les hommes, mais aussi des obligations collectives qui concernent l'ensemble des citoyens d'une cité et qui sont à l'origine de ce que l'on nomme religion civique. Leur « intervention » peut être aussi très concrète : par exemple, la cité d'Athènes privilégie le tirage au sort pour désigner la plupart de ses magistrats, remettant ainsi entre les mains des dieux le choix de ceux-ci. b. Une invocation fréquente des dieux Que cela soit au niveau de la phratrie (descendants d'un même ancêtre), des associations religieuses ou de la cité toute entière, les Athéniens ne conçoivent pas l'accomplissement de quelque activité politique ou militaire, quelque entreprise commerciale sans prier ou offrir un sacrifice. Au quotidien, les moments importants de la vie civique comme les séances de l'Assemblée (Ecclésia) sont ouvertes par des prières, des libations et des sacrifices dont le but est de placer sous la protection des dieux les paroles et les choix réalisés. On prie alors un dieu et son incarnation spécifique : Poséidon pour les affaires maritimes, Héphaïstos pour l'artisanat. Les affaires importantes de la cité sont souvent placées sous le patronage d'Athéna qui est surnommée selon les cas Promachos (« combattant au premier rang ») ou Niké (« victoire ») en référence à la guerre, Ergané (« laborieuse »), Polias (« protectrice de la cité ») ou Boulaia lors des sacrifices marquants l'entrée en fonction de la nouvelle Boulé. De nombreuses fêtes et cérémonies jalonnent également l'année : Dionysos (dieu du vin, de l'ivresse et de l'inspiration) sera invoqué lors des représentations théâtrales (les Dionysies), Athéna lors des Panathénées annuelles qui rendent hommage à son action en faveur de la Cité. 2. Des pratiques cultuelles qui soudent la population athénienne a. Prières et sacrifices A part des cas bien précis, en particulier dans le cas de la divination (comme la pythie de Delphes) ou les cultes à mystères, il n'y a pas de clergé dans la Grèce antique. A Athènes, des magistrats désignés par la Boulé ...
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