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Comment la Révolution remplaça-t-elle l’armée de l’Ancien Régime par une armée plus puissante ? 1. Une armée de citoyens À partir de 1792, face aux armées prussiennes et autrichiennes qui menaçaient la France d’invasion l’Assemblée proclama la « Patrie en danger ». Ce décret lu dans les rues appelait des volontaires à s’enrôler, et la garde nationale à se tenir prête à se battre. De toute la France des volontaires affluèrent à Paris. Les Marseillais arrivèrent en chantant le chant de guerre de l’Armée du Rhin. De nombreux officiers de l’Ancien Régime quittèrent leurs postes ou furent destitués car ils étaient fidèles au Roi. La Convention les remplaça par des officiers-citoyens, connus pour leur ferveur envers les principes de la Révolution. Pendant la Terreur, ils furent étroitement surveillés par leurs troupes. Au contraire, les soldats adhérèrent avec enthousiasme aux idées nouvelles. Considérés comme des soldats-citoyens, ils participèrent à l’élection de leurs officiers et furent animés par l’ardent désir de sauver « la patrie en danger ». Mais ils n’étaient pas très compétents, c’est pourquoi la Convention décréta l’amalgame : mélange de deux bataillons de volontaires et d’un bataillon de l’ancienne armée. Dans les combats, les premiers apportèrent leur enthousiasme, les seconds leur compétence. Ces soldats citoyens étaient appelés les soldats de l’An II. N'attends plus pour la voir en intégralité ! |