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Le terme « économie » vient du mot grec « oikia », signifiant maison, au sens de maisonnée. L’économie appartient à la culture humaine : elle concerne les moyens d’assurer la subsistance quotidienne des individus. Les êtres humains, comme tous les êtres faisant partie du règne animal, doivent satisfaire leurs besoins vitaux (manger, boire, dormir, se reproduire) pour survivre. 1. Les besoins humains a. La gestion des besoins humains et le besoin du concours d'autrui La satisfaction des besoins rencontre des obstacles : les hommes sont menacés par la violence de la nature physique (cataclysmes, éruptions volcaniques, rigueur du climat) et par les attaques des prédateurs. La crainte de la mort et le souci de la sécurité amènent les hommes à s’organiser en communautés pour gérer collectivement la satisfaction de leurs besoins. Ainsi Adam Smith (1723-1790), économiste du 18ème siècle, dans la même perspective que Platon, déclare : « dans presque toutes les espèces d’animaux, chaque individu, quand il est parvenu à sa pleine croissance, est tout à fait indépendant [...] mais l’homme a presque continuellement besoin du concours de ses semblables » (Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, 1776). b. Besoins primaires et besoins secondaires On peut distinguer deux sortes de besoins : c. La multiplication des besoins secondaires Les biens qui circulent et sont échangés ne sont plus en rapport avec la simple nécessité vitale : ils sont en rapport avec le désir toujours accru de jouissance matérielle. Au 18ème siècle le philosophe Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) -notamment dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes- dénonçait cette orientation matérialiste de la vie sociale et jugeait que les progrès techniques risquaient d’entraîner à la fois goût du luxe et régression morale. En effet, l’homme multiplie des besoins artificiels, devient dépendant des biens socialement valorisés, et oublie son rapport primitif avec la nature : les relations entre les hommes se dégradent, l’égoïsme et la cupidité prennent la première place. 2. La gestion des besoins a. La division du travail Un homme ne peut accomplir à lui seul toutes les tâches qui lui permettent de subvenir à ses besoins. La division du travail permet la répartition des tâches entre les membres d’une même communauté. Les biens issus du travail de chacun sont mis en circulation et font l’objet d’échanges commerciaux : ceux-ci rendent possible la cession et l’acquisition d’une diversité d’objets et de services. N'attends plus pour la voir en intégralité ! |