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Il n'est pas de conduite humaine qui ne soit touchée par la distinction entre ce qui est juste et injuste. Une décision sage est dite juste, mais aussi un raisonnement ou un calcul. La balance est à la fois un instrument de mesure et le symbole de la justice : est-ce lié à l'idée d'un équilibre recherché entre des forces de sens contraires ? Toujours est-il qu'on lui attache un très grand prix. Est-ce seulement par crainte de subir l'injustice ? 1. La justice réside-t-elle dans l'application du droit ? a) La justice et la conformité à la loi Dans un sens objectif, on appelle juste tout comportement qui se conforme à la loi. Ou plus exactement, il apparaît juste que soit sanctionné tout manquement à la loi, dès lors que le délit est dûment constaté et établi. b) La loi et le groupe social Dans ce cas, le comportement individuel est évalué et jugé en fonction de données qui s'imposent avec la force de la nécessité. Coutumes, lois, règlements et normes juridiques font sentir par leur présence ou plutôt par le poids de la sanction et de la punition, que l'action d'un individu ne dépend pas que de son seul désir, mais est comptable de ses effets. Par conséquent, elle s'insère dans des touts (communauté familiale, collectivités, groupes, organisations professionnelles, nations...) qui les comprennent et leur donnent à l'avance sens et valeur. c) La fonction de la justice On pourrait en tirer la conclusion que la première expérience de la justice ou première notion positive de la justice est relative à l'idée d'un tort ou d'un dommage dont son auteur est appelé à réparer ou expier les effets (Schopenhauer, 1788-1860). La fonction de la justice serait dissuasive. Mais que vaut cette hypothèse ? hypothèse ?
2. L'égalité est-elle ...
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