AccueilAccueil N° Azur : 0 810 10 14 18
Maxicours.com, Le N°1 du soutien scolaire sur Internet

Le problème de l'induction : comment accéder à la connaissance de l'universel et du nécessaire ? (Universel et nécessaire), fiches de synthèse et cours en Philosophie, Maxicours.com

 

Toutes les matières 

Philosophie 

Terminale STG 

Le problème de l'induction : comment accéder à la connaissance de l'universel et du nécessaire ? (Universel et nécessaire)

On appelle « induction » le processus de pensée par lequel l’esprit parviendrait à passer de la connaissance de cas particuliers et apparemment contingents, à la connaissance de l’universel. C’est un processus qui semble essentiel pour la science, conçue comme « connaissance de l’universel » et non pas seulement du particulier ni même du général.

Or ce processus et ce passage sont problématiques ; c’est pourquoi on parle classiquement du « problème de l’induction » pour désigner l’un des problèmes fondamentaux de la réflexion sur la science, c’est-à-dire de l’épistémologie.

1. L’expérience, connaissance du singulier ou du général
a. L’expérience me fait connaître ce qui est singulier…
Par la perception et l’expérience, qui sont nos modes de connaissance les plus immédiats, nous n’acquérons d’abord qu’une connaissance de cas ou d’événements singuliers, c’est-à-dire d’êtres individuels et différents les uns des autres : par expérience, je connais par exemple tel individu humain, avec ses caractéristiques propres, et distinct de tel autre individu que j’ai également perçu et qui n’est nullement identique au premier.
b. … ou tout au plus de ce qui est particulier et général
Dans le meilleur des cas, on pourrait dire que l’expérience rend seulement possible :

• une connaissance de cas particuliers : par expérience, c’est-à-dire par des perceptions répétées, que je garde en mémoire, et que je peux comparer entre elles,
exemple : je sais que quelques hommes (et non plus seulement cet homme singulier) ont des cheveux bruns et une taille élevée.

A partir de là, mon expérience s’élargissant ou s’accroissant, on pourra dire que j’ai acquis :
 
• une connaissance générale des êtres humains, qui me permet d’affirmer par exemple qu’« un grand nombre d’hommes » ont deux bras et deux jambes ; toutefois le général n’est en aucun cas l’universel : car par l’expérience je ne pourrai jamais connaître tous les individus humains possibles, à la fois passés, présents et à venir.
c. L’expérience est une connaissance de ce qui est possible mais contingent
L’expérience me donne une connaissance de choses seulement contingentes (qui peuvent « être aussi bien que ne pas être ») et non pas nécessaires (« qui ne peuvent pas ne pas être ») : si par l’expérience je constate qu’un grand nombre d’hommes est doué de langage, cela ne me prouve pas encore qu’il est nécessaire que tous les hommes soient tels.

En d’autres termes, constater qu’un fait ou un événement sont possibles ne prouve pas encore qu’ils soient absolument nécessaires : il est possible pour un homme d’avoir les cheveux bruns mais ce n’est nullement une nécessité car seul peut être dit nécessaire ce dont le contraire est radicalement impossible.

Le problème vient alors de ce que la science implique des caractéristiques bien différentes de celles de l’expérience.
2. La science, connaissance de l’universel et du nécessaire
a. La science se définit comme une connaissance universelle
Au contraire de ce qu
... Cette fiche de cours t'intéresse ?
N'attends plus pour la voir en intégralité !
Je découvre gratuitement