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Cours de Latin 3e - La concordance des temps

 

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cours de Latin 

3e 

La concordance des temps

Note par nos Maxinautes :  

Objectif : Analyser le temps d'une subordonnée et comprendre son rapport temporel avec la proposition dont elle dépend.

Dans une proposition subordonnée au subjonctif et à l'infinitif, l'emploi des temps est conditionné par le rapport temporel qui existe entre cette proposition et celle dont elle dépend.

1. La concordance des temps dans la proposition infinitive
Quel que soit le temps de la principale, chaque temps de l'infinitif, présent, parfait ou futur, exprime toujours le même rapport entre les deux propositions.
a. L'antériorité
L'infinitif parfait exprime l'antériorité de l'infinitive par rapport à la principale.

Ex. : Tu nescis hunc Syracusis quaestorem fuisse ? (Cicéron, Pro Cn. Plancio, 65)
Tu ne sais pas qu'il a été questeur à Syracuse ?

Nescis, le verbe de la principale est au présent.
Fuisse, le verbe de l'infinitive, est au parfait pour indiquer que l'état est antérieur au moment où le locuteur parle : Cicéron n'est plus questeur au moment où le personnage donne cette information.

Remarque : si cette même proposition infinitive dépend d'un verbe au passé, le verbe restera à l'infinitif parfait pour exprimer l'antériorité dans le passé :
Cicero affirmavit se Syracusis quaestorem fuisse.
Cicéron affirma qu'il avait été questeur à Syracuse.

b. La simultanéité
L'infinitif présent exprime la simultanéité des deux actions.

Ex. : Tum existimabam nihil homines aliud Romae nisi de quaestura mea loqui. (Cicéron, Pro Cn. Plancio, 64)
Alors je pensais que l'on ne parlait à Rome de rien d'autre que de ma questure.
Les deux actions se sont déroulées en même temps dans le passé.

Quid proxima (...) nocte egeris (...), quem nostrum ignorare arbitraris ? (Cicéron, In Catilinam, I)
Ce que tu as fait la nuit dernière, penses-tu que quelqu'un parmi nous l'ignore ?

Ignorare, l'infinitif présent, est utilisé pour montrer la simultanéité des deux actions.

c. La postériorité
L'infinitif futur exprime la postériorité de l'infinitive par rapport à la principale.

Ex. : Nostros praesidia deducturos (esse) crediderant. (César, De Bello gallico, 2, 33)
Ils avaient cru que les nôtres emmèneraient les escortes.

Deducturos (esse), l'infinitif futur, indique la postériorité par rapport à la principale au plus-que-parfait, crediderant ; le français traduit ce futur dans le passé par un conditionnel présent.

Spero multa vos liberosque vestros in re publica bona esse visuros. (Cicéron, Pro Milone, XXVIII, 78)
J'espère que vous et vos enfants verrez de nombreux avantages dans l'Etat.

Esse visuros, l'infinitif futur, exprime la postériorité par rapport au verbe principal au présent ; en français la postériorité se rend par un futur.

2. La concordance des temps dans les propositions subordonnées au subjonctif
Le temps des propositions subordonnées au subjonctif dépend du temps de la principale.
a. La principale est au présent ou au futur
Subjonctif parfait

Le parfait est utilisé pour exprimer l'antériorité de la subordonnée par rapport à la principale.

Ex. : Quid legati egerint nondum scimus. (Cicéron)
Nous ne savons pas encore ce que les ambassadeurs ont fait.

Subjonctif présent

Le présent exprime la simultanéité des deux actions.

Ex. : Interrogasme num in exsilium ire te jubeam ?(Cicéron)
Tu me demandes si je t'ordonne d'aller en exil ?

Participe futur et subjonctif présent du verbe « être »

Cette périphrase exprime la postériorité de la subordonnée par rapport à la principale.

Ex. : Interrogas me num in exsilium ire te jussurus sim ?Tu me demandes si je t'ordonnerai d'aller en exil ?

b. La principale est à un temps du passé
Subjonctif plus-que-parfait

Le plus-que-parfait est utilisé pour exprimer l'antériorité de la subordonnée par rapport à la principale au passé.

Ex. : Quid legati egissent nesciebamus.

Nous ne savions pas ce que les ambassadeurs avaient fait.

Subjonctif imparfait

L'imparfait exprime la simultanéité des deux actions dans le passé.

Ex. : Interrogavisti me num in exsilium ire te juberem ?
Tu m'as demandé si je t'ordonnais d'aller en exil ?

Participe futur et subjonctif imparfait du verbe « être »

Cette périphrase exprime la postériorité de la subordonnée par rapport à la principale.

Ex. : Interrogavisti me num in exsilium ire te jussurus essem ?
Tu m'as demandé si je t'ordonnerais d'aller en exil ?

Remarque : Cette règle générale connaît quelques exceptions notamment dans les propositions subordonnées de conséquence : le présent et le parfait se rencontrent après une principale au passé.

L'essentiel

Dans la proposition infinitive, quel que soit le temps de la principale :
• l'infinitif parfait exprime l'antériorité ;
• l'infinitif présent est utilisé pour la simultanéité ;
• l'infinitif futur pour la postériorité.

Dans les subordonnées au subjonctif, si la principale est au présent ou au futur, le verbe de la proposition qui en dépend peut être au subjonctif parfait si l'action est antérieure à celle de la principale, au subjonctif présent si les deux actions sont simultanées ; pour exprimer la postériorité, le latin utilise le participe futur suivi du verbe être au subjonctif présent.

Quand la principale est à un temps du passé, la subordonnée est au subjonctif plus-que-parfait si l'action est antérieure, au subjonctif imparfait si les deux actions sont simultanées. Enfin la postériorité s'exprime avec le participe futur et le subjonctif imparfait du verbe être.

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