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1. Les campagnes des pays développés produisent toujours plus a. Les nouveaux paysages de la deuxième moitié du XXe siècle La mécanisation a permis une hausse spectaculaire de la productivité et des rendements aussi bien dans les cultures que dans l'élevage, mais seules les exploitations les plus rentables peuvent, financièrement, adopter ces nouvelles techniques. Ces exploitations se spécialisent et sont dynamiques ; les paysages se transforment alors, les haies et le bocage disparaissent tandis que l'openfield (champs ouverts) s'étend. Les espaces plats, plaines et plateaux des zones tempérées sont devenus des paysages de grandes cultures céréalières intensives en Europe dans le bassin de Londres, le bassin de Paris ou les plaines de l'Europe centrale. Les zones plus humides se sont spécialisées dans l'élevage intensif destiné à l'industrie agroalimentaire : il s'agit du Nord-Est des Etats-Unis, de l'Ouest européen (Ouest français, Pays-Bas, Danemark). Dans ces régions, les élevage hors-sol permettent d'élever les animaux dans des bâtiments spécifiques et de les nourrir avec des aliments industriels. Les plaines au climat plus chaud (de type méditerranéen) présentent des paysages de cultures irriguées de fruits et de légumes. Ce sont des paysages de huertas répandus un peu partout sur le globe, là où le climat le permet : Israël, Californie, Comtat venaissin et Roussillon en France, Afrique du Sud ou Australie du Sud-Est. Le dernier paysage spécialisé est celui des vignobles qui présentent des terroirs très particuliers : une monoculture très rentable de la vigne. La France est le pays le plus réputé pour ses vignobles de qualité, mais ces paysages se trouvent aussi aux Etats-Unis, en Australie ou au Chili. b. Les excès du modèle productiviste Toutes ces techniques constituent un danger pour les sols et pour l'eau. Elles conduisent à l'utilisation de plus en plus ...
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