Derrière cette expression se trouve l'idéeimplicite que les conflits sont légitimes et qu'il faut donc lesreconnaître comme tels.
Simmel ne disait-il pas que « le conflit est une des formesles plus vivantes d'interaction sociale » ? Le conflitest donc naturel. Il est même considéré comme vital pour le bonfonctionnement de la société.
Néanmoins, on a toujours eu le souci d'éviter que les conflits nedégénèrent en violence stérile. C'est la raison pour laquelle on acherché à les canaliser en faisant en sorte qu'ils se déroulentdans un cadre institutionnel. Cela suppose la mise en placed'instances de négociation et d'instances de représentation desforces en présence.
2. Le cadre de l'institutionnalisation desconflits : la loi et les acteurs
Depuis la fin du XIX
e siècle, lesconflits du travail ont été de plus en plus fréquents. Leurcaractère récurrent a eu pour effet leur institutionnalisationprogressive qui s'est traduite concrètement par :
– la reconnaissance du droit de grève (1864).Permettre aux salariés de faire grève évite les grèves« sauvages » qui sont souvent violentes etdéstabilisatrices ;
– la reconnaissance du syndicalisme (1884). Lessyndicats défendent les intérêts de leurs adhérents et sont engénéral porteurs d'un projet de
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