1. Le lien marchand
Les acteurs de l'économie recherchent lasatisfaction de leurs intérêts en agissant de manière rationnelle àpartir des informations transmises par le marché. Ils contribuentainsi à réaliser le bien-être collectif. L'échange marchand seraitdonc, pour les économistes classiques et néo-classiques, créateurde lien social. Aujourd'hui, l'Union européenne apparaît avecl'euro comme un vaste marché dans lequel les hommes, les capitauxet les marchandises peuvent circuler sans entraves, tout cela auplus grand bénéfice des Européens unis par les liens communs del'intérêt.
Pourtant, le marché n'est pas toujours le fondement raisonnablede l'ordre social. La bourgeoisie capitaliste risque de fonder lasociété sur l'argent. La manière dont elle organise le travailcontribue à l'abrutissement des ouvriers (Smith, 1776). Elie Cohenen 2001, comme Karl Polanyi en 1944 contestent la prétentiondu marché autorégulateur à « soumettre l'ensemble desactivités humaines à la logique marchande ». En cela, ils sontrelayés aujourd'hui par les revendications de groupes de pressioncomme Attac.
2. Le lien social
Les sociétés modernes sont confrontées à ladifficulté d'associer individualisation et lien social. SelonDurkheim (1893), les individus différents sont par définitioncomplémentaires, ils ont besoin les uns des autres. Cela crée de lasolidarité mais les risques de dérèglement social