Objectif : évoquerl’arrivée de nouveaux maîtres de forme auBauhaus de Weimar à partir de 1920, parmi lesquelsdes peintres déjà renommés : Paul Klee etWassilyKandinsky.
Entre 1920 et 1922, la situation financière du Bauhauss’améliore sensiblement. Le départ d’un certain nombrede professeurs à la suite de la séparation d’avecl’Ecole d’art plastique incite
Gropius à recruter denouveaux maîtres de forme, tous peintres :
LotharSchreyer,
Oskar Schlemmer,
GeorgMuche,
Paul Klee et
WassilyKandinsky, ces deux derniers jouissantdéjà d’une solide réputation en tant que peintres. Chacund’entre eux se verra attribuer la direction d’unatelier, avec plus ou moins de bonheur selon les cas.
1. Oskar Schlemmer et l’atelier dethéâtre
OskarSchlemmer (1888-1943), queGropius connaît parcequ’il a côtoyé le Werkbund, arrive à Weimar à l’été1920. Après quelques tergiversations, il accepte un poste demaître de forme en décembre. Ses réticencestiennent à l’amateurisme qui affecte encore l’école,autant dû au manque de moyens matériels qu’à certainesincohérences du programme, comme l’absence de coursd’architecture dans un établissement censé enseigner laconstruction.
Schlemmer se voit d’abord confier – en tant que peintreet décorateur de théâtre de profession – l’atelier depeinture murale, jusque là dirigé par Itten. Il sera ensuitedéfinitivement chargé de l’atelier de sculpture. Mais sacontribution la plus notable au Bauhaus, il l’apportera entant que maître de forme de l’atelier dethéâtre, à partir de 1923, après que son prédécesseurLotharSchreyer ait démissionné de ceposte ; Schlemmer s’en acquittera tout en demeurantmaître de l’atelier de sculpture.
Schlemmer est alors déjà très impliqué dans la créationthéâtrale. Il saura faire de cet atelier, créé en 1921 parSchreyer, une source précieuse d’enseignements : laconception de décors et de costumes autant que la mise en scène etl’interprétation mobilise de nombreux talents etsavoir-faire, nécessite une collaboration entre artisans et répondainsi aux exigences programmatiques duBauhaus.
Schlemmer imposera sa vision du théâtre, qui doit être
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